Planète

La folie de Greenpace a-t-elle été vaine? C'est l'un des premiers combats de l'organisation internationale militant pour la protection de l'environnement : interdire la chasse à la baleine depuis que l'espèce est en danger d'extinction. Il y a huit ans déjà, l'ONG avait su percuter l'opinion publique en barrant la route d'immenses chalutiers. L'image est restée symbolique, les activistes rassemblés dans de petits canots de sauvetage, brandissant des drapeaux jaunes.

Leurs revendications ont été entendues par les plus hautes oreilles, même si des mesures politiques ont été prises bien avant ce coup de com'. En 1986, un moratoire internationale sur la chasse commerciale à la baleine entre en vigueur grâce aux impulsions de la Commission baleinière internationale. 

Cette même Commission qui, aujourd'hui, se réunit en Slovénie. En effet, la chasse à la baleine est toujours d'actualité. Le pays le plus visé par les accusations au fil du temps, le Japon, n'a d'ailleurs pas vraiment arrêté ce commerce juteux. Par un habile tour de main, la Grande île contourne l'accord international qui, mot pour mot, interdit la pêche à la baleine pour raisons commerciales... mais pas pour raisons scientifiques.

En 30 ans, le pays a ainsi harponné 15.000 animaux, selon les dernières estimations.

Admettons, cependant, que tuer un animal pour des raisons scientifiques n'a pas réellement de sens. 

Cette faille juridique, deux autres pays en usent encore: la Norvège (qui est passée de 670 harponnages de baleines de Minke en 2002 à 1.000 aujourd'hui) et l'Islande. Une réalité que le Fonds international pour le bien-être animal (IFAW) prend très au sérieux. Le 27 octobre, l'association a posté sur son compte YouTube la vidéo disponible ci-dessous. "La Commission baleinière a voté pour changer le programme scientifique sur les baleines, y explique Matt Collis, qui appartient à cette Commission. C'est une bonne nouvelle, quand on voit que, cette année, le Japon a harponné 333 baleines de Minke dans l'Antarctique, au nom de la science."