Planète

Tous les acteurs présents à la conférence de Paris sur le climat font du lobbying. Qu’ils s’enchaînent à une grille, négocient dans l’ombre ou interviennent en costume trois pièces dans une conférence officielle, les représentants des industries, pays, ONG et confédérations divers poursuivent inlassablement le même objectif : faire passer leur message auprès de l’opinion publique et peser d’une façon ou d’une autre sur les négociations.

Mais, à ce petit jeu, certains s’illustrent plus que d’autres. Absents des précédents sommets "climat" selon eux, les partisans de l’énergie nucléaire se sont offert mercredi une conférence en bonne et due forme, où ils ont livré un fort bel exercice de dédiabolisation de l’atome. Dans le grand barnum des conférences climatiques, les rôles principaux ont été attribués depuis longtemps : les énergies fossiles jouent les grands méchants et le "renouvelable" le héros intrépide qui parviendra peut-être à sauver le monde. Ce qui place le lobby nucléaire dans la position d’outsider, où il a tout le loisir de vanter sa contribution "modeste mais indispensable" à la transition énergétique.

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