Planète

L’affaire avait démarré sur les chapeaux de roues en 2007 sous l’impulsion d’André Antoine (CDH) alors ministre wallon de l’Energie. Convaincu de la nécessité de développer rapidement le photovoltaïque en Wallonie, le gouvernement lançait Solwatt. Mais le très (trop ?) généreux système de primes données à ceux qui installaient ces panneaux solaires d’un genre nouveau sur leur toit allait vite devenir impayable pour l’exécutif régional.

Le succèsseur d’André Antoine, Jean-Marc Nollet (Ecolo) avait alors lancé Qualiwatt en 2014, un système de prime beaucoup moins généreux.

Depuis lors, l’installation de panneaux photovoltaïques coûte beaucoup moins cher (- 30 % par rapport à 2014) et constitue toujours un investissement intéressant même sans primes. C’est pourquoi, le ministre wallon en charge de l’Energie, Jean-Luc Crucke (MR) a décidé de mettre fin au système. La décision, tombée jeudi matin n’impactera pas ceux qui ont déjà opté pour des panneaux photovoltaïques, ceux qui souhaiteraient encore bénéficier de primes, ont jusqu’au 30 juin 2018 pour le faire.

Un coût total de 50 millions d’euros

Passé cette date, les nouvelles installations n’en bénéficieront plus. Mais que ceux qui en bénéficient déjà se rassurent, leur situation ne changera pas puisque “nous garantissons la non-rétroactivité de la mesure. Les primes actuelles seront, bien entendu, maintenues.”, explique Jean-Luc Crucke.

L’arrêt du mécanisme pour les nouvelles installations fixé au 30 juin 2018 donne, selon le ministre “une période de phasing out raisonnable au secteur et aux particuliers”.

Au 30 juin 2017, Qualiwatt avait généré, la mise en place de près de 16 000 installations. “Le montant total des primes déjà versées par l’ensemble des GRD (NDLR : gestionnaire de réseau) s’élève à plus de 16 millions d’euros. Au total le coût global s’élèvera à 50 millions d’euros”, conclut Jean-Luc Crucke.