Planète Une nouvelle étude s’inquiète des effets alarmants du climat sur la faune mondiale.

Une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change enfonce le clou des conséquences alarmantes du réchauffement climatique sur les animaux. D’après ses conclusions, plus de 700 mammifères et oiseaux menacés d’extinction sont sévèrement affectés par le réchauffement climatique.

D’après cette étude, seuls deux groupes de mammifères, de rongeurs et d’animaux insectivores tirent profit du réchauffement. Elle explique que ces derniers souffrent moins du réchauffement parce qu’ils se reproduisent rapidement, peuvent vivre dans plusieurs types d’habitat et vivent dans des terriers bien isolés des conditions climatiques extérieures.

Le déréglement du climat peut affecter les animaux de différentes manières : en limitant leur accès à l’eau ou à la nourriture, en répandant des maladies ou en encore en réduisant les habitats.

Près de la moitié des mammifères (47%) et un quart des oiseaux présents sur la liste rouge des espèces menacées d’extinction sont donc des victimes directes du réchauffement climatique, d’après ces chercheurs. C’est beaucoup plus que ce qu’indiquaient les études précédentes en la matière. En effet, la liste rouge en question indiquait qu’ à peine 7% des mammifères et 4% des oiseaux menacés étaient touchés négativement par le changement de climat.

"Nos résultats suggèrent que les populations issues d’un grand nombre d’espèces menacées risquent d’avoir déjà été affectées par le changement climatique et que les politiques de conservation doivent tenir compte de ces conclusions pour sauver la biodiversité" , ont indiqué les chercheurs.

Les primates et les éléphants sont les plus susceptibles d’être touchés notamment parce qu’ils vivent dans des régions tropicales qui ont connu un climat stable pendant des milliers d’années et parce que leur reproduction est très lente.

Outre les éléphants et les singes, l’équipe pointe les risques pour les marsupiaux.

Beaucoup de ces animaux évoluent en effet dans des régions tropicales rendues moins stables par le réchauffement.