Planète

L'ethnographe français Patrick Bernard a suivi les "peuples premiers" des îles océaniennes. Isolées, ces populations vivent encore en semi-nomadisme. Mais leur existence est fortement menacée.

Des survivants de plus en plus menacés

Pourquoi être parti étudier cette zone ?

Ces îles nous permettent de porter un regard nouveau sur une étape essentielle de l’histoire de l’Humanité : le passage de nos sociétés de chasseurs-cueilleurs itinérants à des sociétés agricoles sédentaires. Cette transition s’est opérée il y a dix mille ans, il n’en reste que très peu de vestiges aujourd’hui, mais certaines de ces îles - les plus isolées - abritent les tout derniers chasseurs-cueilleurs de la planète. Ces peuples sont les derniers représentants de ce pan de l’histoire humaine.

Quelles leçons en tirer pour nos sociétés ?

La sédentarisation et l’appropriation du sol par l’Homme il y a dix mille ans ont été un véritable bouleversement. C’est cette appropriation qui a donné naissance au rapport de force, aux conflits, aux guerres… C’est sur ce mode de vie que se sont construites nos sociétés modernes. Revenir aux sources de ce bouleversement nous permet de remettre un peu notre histoire et notre évolution en perspective.

Ces peuples premiers ont-ils des points communs ?