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Alors que le volet ministériel de la 24e Conférence des Nations unies sur le Climat (la COP 24) débute ce lundi, les ministres wallon, flamand et bruxellois en charge du Climat ont annoncé qu'ils profiteraient de cet événement pour se voir et tenter de déterminer dans quelle mesure la Belgique peut rehausser son niveau d'ambition dans le cadre de l'Accord de Paris.

Ces discussions pourraient notamment porter sur la possibilité de s'associer à une déclaration commune avec les Pays-Bas et le Luxembourg ; à une proposition française visant à renforcer et étendre le principe de la taxation carbone au sein de l'Union européenne ou encore à une déclaration concernant l'enjeu des forêts.

Ils évoqueront également les possibilités de renforcer le Plan National Énergie Climat dont la version définitive devra être bouclée et avalisée par la Commission européenne en décembre 2019. Enfin, ils examineront les dossiers climatiques qui figurent à l'agenda des conseils des ministres européens de l'Environnement et de l'Énergie au cours des prochains mois, "afin de s'assurer que la Belgique puisse faire preuve d'une véritable ambition confirmée."

La ministre fédérale Marie-Christine Marghem, qui se rendra à Katowice en train, a été invitée à prendre part à ces débats. "Elle en sera, bien sûr. A chaque COP, les ministres se coordonnent", explique son porte-parole.

Les relations entre les Régions et le Fédéral ne baignent pas encore dans une mer d'huile dans ce dossier, mais la volonté semble être de repartir de l'avant, après une semaine de déchirements et alors que plus de 70 000 personnes ont manifesté dans les rues de la capitale pour réclamer un changement de cap radical de notre pays dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ceux-ci revendiquaient entre autres que la Belgique rejoignent le groupe des pays européens favorables à une réduction de 55 % des gaz à effet de serre de l'UE en 2030.

« La complexité du système belge ne justifie pas la frilosité qui est la nôtre dans l'adoption des déclarations climat. Il est temps de simplifier la position belge », souligne le ministre wallon Jean-Luc Crucke, qui présidera la délégation belge en Pologne. « Le signal des citoyens est sans équivoque », ajoute sa collègue bruxelloise Céline Fremault.

Vendredi, l'ONG Greenpeace a également fait savoir que plus de 25 000 citoyens inquiets pour le climat ont signé une lettre adressée au roi Philippe en l'espace de 24 heures.