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La compagnie BP a réussi à couper le conduit à l'origine de la fuite de pétrole qui souille le golfe du Mexique, ouvrant la voie à la pose d'un dispositif pour contenir le flot de brut, a annoncé jeudi le commandant des garde-côtes américains, l'amiral Thad Allen.

Une scie à diamant utilisée pour la coupure s'était coincée mercredi, obligeant les ingénieurs à la remplacer par des pinces coupantes hydrauliques. Les pinces "ne produisent pas de coupe propre, mais nous avons une coupe maintenant", a observé l'amiral.

"La prochaine étape" sera de mettre un dispositif "sur ce qui reste du conduit", pour contenir et pomper le flot de pétrole, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. L'amiral Allen a également précisé que des puits de secours destinés à stopper la fuite de pétrole seront opérationnels à la mi-août.

En outre, il a ajouté que près de quatre millions de litres de dispersants, dont l'emploi est controversé en raison des risques pour l'environnement que cela engendre, ont été utilisés jusqu'ici pour lutter contre la marée noire.

Le patron de BP, Tony Hayward, a indiqué jeudi que le groupe pétrolier pourrait savoir "d'ici 12 à 24 heures" si sa nouvelle tentative visant à contenir la fuite de pétrole qui se déverse dans le golfe du Mexique est un succès. "Les prochaines 12 à 24 heures nous donneront une indication quant au succès de cette tentative", a dit M. Hayward au cours d'une conférence de presse, depuis le centre d'opération de BP à Houston (Texas).

"Comme nous l'avons toujours dit, rien de tout cela n'a jamais été fait, donc il y a toujours un risque", a-t-il mis en garde, alors que son groupe est allé jusqu'ici d'échec en échec avec toutes ses initiatives pour stopper l'écoulement de brut depuis plus de six semaines.

Les garde-côtes ont annoncé jeudi matin que BP avait réussi à sectionner le conduit à l'origine de la fuite. Cette opération délicate réalisée à 1.500 mètres de profondeur à l'aide de pinces coupantes actionnées par des robots devrait permettre de poser un entonnoir censé récupérer le brut qui s'écoule, en le transférant à bord d'un navire en surface.