Planète Sept personnalités de l’écologie ont testé la présence de perturbateurs endocriniens dans leurs cheveux. Même une vie saine ne fait pas échapper à ces substances chimiques. L’Europe vote sur leur définition ce mardi. Polémique en vue.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont présents dans de nombreux pesticides, plastiques, cosmétiques et conditionnements alimentaires. Ils sont susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de maladies : cancer du sein, puberté précoce, obésité, diabète…

L’ONG française Générations futures a demandé à sept personnalités du monde de l’écologie (Yann Arthus-Bertrand, Isabelle Autissier, José Bové, Delphine Batho…) de leur confier une mèche de cheveux de 3 à 4 cm pour analyse. "Ce sont des personnes qui font attention à ce qu’elles mangent et à l’environnement dans lequel elles vivent", commente François Veillerette, directeur de Générations futures. Le laboratoire a recherché environ 200 PE qui se répartissent en quatre familles : les bisphénols (plastifiants - élément chimique servant à assouplir les plastiques, le bisphénol A a été interdit en 2012 dans les contenants alimentaires pour les 0-3 ans), les phtalates (autres plastifiants), les PCB (polychlorobiphényles, massivement utilisés dans les transformateurs électriques ou comme fluide caloporteur par exemple. Ils sont interdits de fabrication depuis 1987) et les pesticides (produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore).