Planète L'année 2017 aura vu l'humanité franchir le seuil des 7,5 milliards de représentants. Alors qu'en 2050, nous approcherons la barre des 10 milliards d'êtres humains sur la planète selon les chiffres de l'institut national d'études démographiques, certains ou plutôt certaines optent pour un choix de vie différent : le refus de faire un enfant pour sauver la planète.

On les appelle les Ginks, pour Green Inclined, No Kids (engagement vert, pas d’enfant). Ce sont des femmes qui, par conviction écologique, ont décidé de renoncer à la maternité.

Un concept lancé par l’Américaine Lisa Hymas, éditorialiste au Huffington Post et co-fondatrice du site grist. Dans une interview à TV5 Monde, elle explique que"la maternité devrait être mieux réfléchie. Il s’agit d’un choix qui va au-delà d’un besoin personnel, voire égoïste, mais qui doit aussi prendre en compte l’intérêt de tous."

Lisa Hymas cite par exemple un rapport, élaboré par la London School of Economics, qui estime que le moyen le moins coûteux pour résoudre le problème du réchauffement planétaire serait de réduire la population mondiale de 500 millions d'individus d'ici 2050. "La contraception est un moyen qui coûte cinq fois moins chers que les technologies conventionnelles pour combattre le réchauffement climatique" peut-on lire dans le rapport.

Force est de constater que cette mesure - ne pas avoir d'enfant - est celle qui fonctionne le mieux en terme de réduction d'émissions de CO2, loin devant l'abandon de la voiture ou d'un régime végétarien.

Réduction carbone
© AFP

Si la pollution de la planète n'est pas directement liée à la surpopulation mondiale, elle peut avoir des conséquences. Les pays les plus développés sont ceux qui polluent le plus, mais aussi ceux qui ont les taux de natalité les plus faibles.

Toutefois, si la croissance des pays émergents poursuit son ascension et si les pays développés ne restreignent pas la pollution qu'ils engendrent, alors, la surpopulation mondiale aura une conséquence désastreuse sur l'environnement de notre planète.