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Suite à l'éruption, depuis un mois, d'une épidémie de peste porcine africaine dans le sud de la province de Luxembourg, un large périmètre de quarantaine, grand de 63.000 hectares, a été défini. Dans cette zone, toute circulation en forêt était interdite. On y a retrouvé 77 cadavres de sangliers positifs au virus.

Le ministère wallon de l'Agriculture a annoncé vendredi que cette zone de quarantaine est désormais divisée en trois, avec au sein de chaque partie, des mesures et interdictions différentes. Elles seront d'application jusqu'au 14 novembre.

Voici la carte :

© SPW

Quelles sont les nouvelles mesures ?

Au sein de la première zone, appelée "zone noyau", de 12.500 hectares, la chasse, le nourrissage, la circulation et l'exploitation de la forêt restent interdites. On y poursuit la recherche active de carcasses de sangliers, comme dans les deux autres, d'ailleurs.

La deuxième zone, dite "tampon", (29.000 hectares) sera clôturée. Elle reste, elle aussi, interdite aux promeneurs et aux chasseurs. On ne peut pas y nourrir les sangliers. Par contre, les exploitants forestiers professionnels peuvent y retravailler mais après avoir obtenu une dérogation individuelle.

La troisième zone "d'observation renforcée" fait 21.000 hectares. La chasse y est prohibée, hormis les battues silencieuses, la chasse à l'affût et à l'approche. La circulation en forêt est autorisée mais uniquement la journée.

Tout sanglier retrouvé mort dans cette troisième zone doit être signalé aux autorités compétentes. Les titulaires d'un droit de chasse ont l'obligation d'abattre les sangliers, notamment par tir de nuit pour lequel on leur donnera une autorisation puisqu'il est normalement interdit en Wallonie. Ces chasseurs doivent suivre une formation aux règles de biosécurité.

"Les mesures prises visent à finaliser l’extraction des carcasses de sangliers qui sont autant de foyers de contamination, à freiner la propagation du virus par l’installation stratégique de clôtures ainsi qu’à réduire drastiquement la densité de sangliers pour éradiquer le virus", commente le ministre de l'Agriculture René Collin (CDH).

"Clôturer, dans la stratégie avalisée par la Commission européenne, ne signifie pas isoler ou confiner un territoire donné. Mais la clôture disposée à des endroits stratégiques est un outil complémentaire de gestion permettant la fragmentation du territoire en freinant les déplacements des sangliers", ajoute-t-il.

Dès mardi, les premiers dispositifs seront en cours d’installation.