"Plus de 50% de chance de fissures à Tihange"

Rédaction en ligne avec Belga Publié le - Mis à jour le

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Dans une interview à nos confrères du Morgen, Willy De Roovere, directeur-général de l'Agence fédérale pour le contrôle nucléaire, affirme que les fissures découvertes dans le réacteur Doel 3 ne sont que la partie visible de l'iceberg. "Je trouverais cela surprenant qu'il n'y ait rien à Tihange", a-t-il ainsi déclaré ce samedi.

Tihange 2 est à l'arrêt dans le cadre d'une inspection d'éventuelles fissures dans le réacteur. Un problème de sécurité constaté par les inspecteurs de l'AFCN à Doel 3.

Willy De Roovere craint que Tihange 2 souffre de ce même défaut de construction. "Il y a plus de 50% de chance que l'on découvre les mêmes écarts à Tihange. Je serais surpris que ce ne soit pas le cas", a-t-il déclaré au Morgen.

Il craint les pires conséquences et estime donc que les 20 centrales ayant le même constructeur, le Hollandais Rotterdam Drydocks, réparties dans le monde, doivent absolument être fermée si des fissures y sont découvertes.

Les résultats de l'enquête menée à Doel 3 et à Tihange 2 ne sont pas attendus avant le mois d'octobre.

Melchior Wathelet, le Secrétaire d'Etat à l'énergie, exprime quant à lui dans De Standaard et Het Nieuwsblad ses craintes de voir la longue immobilisation (voire la fermeture) des centrales nucléaires de Doel 3 et de Tihange 2 pousser les prix de l'électricité à la hausse. "Je ne peux pas encore en dire précisément l'ampleur. Mon administration fait les comptes. Mais un black-out total couterait davantage encore au consommateur."

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