Planète

Sur les lacs et cours d'eau de Bangalore, la "Silicon Valley indienne", flotte une étrange écume. Comme le documente le JT de France 2, elle est la manifestation de la pollution que la ville en pleine expansion subit.

La production de cette mousse toxique résulte de la rencontre des eaux usées produites par l'habitat et des déchets chimiques industriels. La ville en plein développement, tant démographique qu'industriel, n'a su accompagner sa croissance d'une réglementation adaptée à l'évolution de la production et au tri des déchets.


Véritable danger pour la population, le phénomène forme des vapeurs chimiques qui peuvent impliquer des problèmes respiratoires et des irritations de la peau. Les produits chimiques sont même allés jusqu'à s'enflammer sous la chaleur du soleil. La présence de phosphore et de pétrole en suspension sur l'eau seraient à l'origine de l'événement qui ne serait pas un cas isolé.

En extension, la mousse monte et menace les logements, obligeant les autorités à installer un système d'arrosage permettant de la contenir. Parvenir à faire redescendre la mousse limite en partie sa progression mais pas son origine.

La situation engendre une pénurie d'eau potable. Il faut désormais toujours plus creuser pour accéder à la denrée rare que des camions-citerne acheminent aux familles. Un futur incertain s'annonce pour cette ville qui pourrait s'avérer inhabitable d'ici 7 ans. Selon le Dr T.V. Ramashandra interrogé par la chaîne française, le problème est plus large que la simple mousse visible. On retrouve des composantes cancérigènes jusque dans les végétaux. D'ici 2025, toujours selon le spécialiste, le bâti représentera 98% de la ville, les lacs et rivières mourront et l'oxygène quittera la ville.