Planète Le label écologique européen, qui signale les produits et services respectueux de l’environnement, a le vent en poupe.

Détergents, vêtements, papier, chaussures, cosmétiques, meubles et même hôtels… la liste des catégories de produits susceptibles de recevoir l’Ecolabel européen s’est considérablement enrichie depuis sa création en 1992. Introduit pour promouvoir des produits respectueux de l’environnement, le label est l’unique certification officielle européenne prenant en compte l’ensemble du cycle de vie du produit. Avec des critères draconiens, la Commission européenne entend lutter contre le greenwashing. En effet, comment s’y retrouver dans la jungle des quelque 500 labels prétendument écologiques ? De l’utilisation de symboles naturels à l’appellation "verte", les entreprises rivalisent parfois d’imagination pour surfer sur la vague écolo. "Certains organismes certifient seulement un aspect du produit comme la faible consommation d’énergie lors de la production ou un ingrédient écologique dans la composition, explique une source de la Commission européenne. L’Ecolabel établit de nombreux critères depuis la sélection des matières premières utilisées au recyclage du produit concerné en passant par l’énergie consommée, la gestion des déchets pendant la fabrication et l’étiquetage."

Depuis les différentes polémiques liées au bisphénol A, aux parabens et autres perturbateurs endocriniens, de plus en plus de consommateurs s’intéressent aux formules des produits, surtout ceux qui entrent en contact avec la peau comme les cosmétiques ou les détergents. L’Ecolabel permet ainsi d’apporter une information fiable. Si la procédure pour obtenir ce label est longue et implique parfois des modifications importantes dans le processus de production, "l’entreprise est gagnante", assure la source européenne.

10 à 20 % des produits les plus performants

Aujourd’hui, seuls 10 à 20 % des produits sont susceptibles de recevoir le label à la fleur. Pour éviter de dépasser ce quota, le label est octroyé pour une durée de cinq ans environ au rythme de la réévaluation des critères pour "sélectionner les produits les plus performants". L’efficacité est également prise en compte. Chaque année, les membres de la Commission européenne développent des critères pour inclure de nouvelles catégories de produits.

Les produits pourront-ils être classés un jour en fonction de leur empreinte environnementale, à l’instar de l’électroménager ? Pour l’instant, "nous visons les entreprises les plus respectueuses de l’environnement et récompensons les meilleures", précise la source européenne. S’il est impossible de savoir si un produit ne portant pas l’Ecolabel se situe plutôt au milieu ou tout en bas de l’échelle de la protection de l’environnement, cela pourrait changer dans les prochaines années. Un projet pilote qui permettrait d’attribuer une note à un produit en fonction de son empreinte environnementale est sur le tapis à la Commission européenne.


Un show-room au Mont des Arts à Bruxelles

Quand : Jusqu’au dimanche 25 juin, un showroom ludique présentant une centaine de produits emblématiques de l’écolabel est installé au Mont des Arts, près de la place Royale. Détergents, meubles, chaussures, cosmétiques, matelas pour bébé, peinture… des produits du quotidien facilement repérables au supermarché et vendus dans différents pays européens permettent aux visiteurs de se rendre compte de la variété des biens et services portant le logo à la fleur, et de les tester.

Activités : Des animations sont organisées au fil de ces cinq journées. Parmi les temps forts, des présentations d’entreprises innovantes ou une visite du commissaire européen Karmenu Vella et de Christine Marghem, ministre fédérale de l’Environnement ou des ateliers sur le thème "zéro déchet". Vendredi, un DJ mixera de 16 à 20 heures.