Planète L’association Natagora invite les observateurs amateurs à recenser les reptiles et batraciens, ce week-end, à Bruxelles.

Facilement repérables par leur couleur et leur coassement tonitruant au printemps et en été, les grenouilles vertes ne devraient pas être les plus compliquées à repérer - et donc à répertorier - ce week-end des 13 et 14 mai à l’occasion de l’opération de recensement des batraciens et reptiles organisée dans la Région de Bruxelles-Capitale par l’association de protection de la nature Natagora, en association avec Natuurpunt, sous la direction de Bruxelles Environnement. Mais qui pourra observer en bord de mare ou en eau peu profonde des tritons, des grenouilles rousses et des crapauds communs ? Ou encore des salamandres, voire des serpents, des lézards ou des orvets ?

Comme il en va de ses opérations de recensement des oiseaux ("Devine qui vient manger au jardin") ou des papillons ("Devine qui papillonne au jardin"), l’association invite cette fois les observateurs amateurs à contribuer à son projet de cartographie des amphibiens et des reptiles. Pour participer à "Qui c’est qui coasse ?", il suffira de tendre l’oreille et d’ouvrir les yeux aux abords des plans d’eau des espaces publics ou des petites mares privées qui grouillent de vie d’autant plus si elles sont aménagées en mares naturelles.

Après quoi, il s’agira simplement d’encoder les observations sur le site www.herpetobru.be consacré à ce projet qui s’étale sur trois ans ou d’utiliser les applications pour smartphones (ObsMapp). Grâce au GPS intégré, la localisation de l’observation sera automatiquement enregistrée de manière précise, avec possibilité d’ajouter des photos aux observations et de se créer gratuitement un compte sur www.observations.be.

Certaines espèces sont en régression dramatique

Les précieuses données ainsi récoltées permettront à Natagora/Natuurpunt de compléter, avec d’autres sources, le nouvel atlas herpétologique (amphibiens et reptiles) de Bruxelles pour la période 2017-2019, afin de préciser le statut de chaque espèce présente dans notre capitale et d’en donner une carte de distribution précise.

Le précédent atlas paru en 2005 et basé sur des données collectées sur la période 1999-2002 commençait en effet à dater. Si l’on sait que depuis cette dernière recension, certaines espèces d’amphibiens ou de reptiles se portent mieux, d’autres sont "en régression dramatique", s’inquiète Natagora, pressée de mettre ces données à jour ! La réalisation d’un nouvel atlas environ tous les dix ans permet de dresser un état des lieux et ainsi de réagir en prenant les mesures appropriées dès qu’une espèce semble menacée.Laurence Dardenne