Planète

Le sommet de Paris bouclé, il faut à présent mettre les promesses en œuvre. Dans ce contexte, les Européens veulent réformer leur marché carbone. Mais la Belgique affiche une position perçue par certains comme un pas en arrière.

Les lumières de la Cop 21 sont à peine éteintes que déjà les Européens se remettent au travail. Il s’agit à présent de passer des paroles aux actes. Lors du sommet climat de Paris, les Vingt-huit se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 % à l’horizon 2030 (par rapport à leur niveau de 2005). Un effort non négligeable qui passe notamment par le développement des énergies renouvelables, la réduction des émissions du secteur des bâtiments, du transport, de l’agriculture… mais aussi celles du secteur industriel.

Gros consommateur d’énergie, ce dernier figure en tête de la liste des priorités européennes. D’ici 2030, les installations industrielles les plus polluantes de l’UE devront avoir réduit leurs rejets de CO2 de 43 %. Pour atteindre cet objectif, les Etats membres se sont accordés sur la nécessité de réformer le Système d’échanges des droits d’émissions européen (lire "Repères" ci-contre).

En vigueur depuis une dizaine d’années, ce "marché carbone" doit servir à donner un prix à la pollution. Mais il a connu plus de bas que de hauts ces dernières années."On estime qu’un prix de 30 euros/tonne de CO2 est nécessaire pour décourager les pratiques les plus polluantes et encourager les plus vertueuses, commente Noé Lecocq, chargé de mission climat chez Inter-Environnement Wallonie. Or on en est loin puisque les cours actuels tournent autour de 7 euros la tonne. Ce prix est structurellement trop bas car il y a trop de ‘permis de polluer’ sur le marché." Pourquoi en effet un industriel s’engagerait-il à investir dans des technologies plus durables - mais aussi plus coûteuses - quand il peut s’absoudre à peu de frais ?

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