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Le seuil d'information des particules fines, établi à 50 µg/m³, est dépassé dans les trois Régions du pays, annonce ce mercredi matin la Cellule interrégionale de l'environnement (Celine). "La moyenne glissante sur 24h des concentrations de PM10 dépasse le seuil de 50 µg/m³ depuis cette nuit à 1h. Actuellement, le seuil de 50 µg/m³ est dépassé dans les trois Régions", explique la cellule.

A 9h, les valeurs étaient de 58 µg/m³ en Flandre, 51 µg/m³ à Bruxelles et 54 µg/m³ en Wallonie.

"Aujourd'hui, les conditions météorologiques resteront globalement défavorables à la dispersion des polluants (courants d'air continentaux apportant de l'air chargé en polluants de l'est de l'Europe). Les concentrations de PM10 devraient, en moyenne glissante sur 24h, demeurer au-dessus de 50 µg/m³ pendant les prochaines 24 heures."

Quels symptômes ?

En fonction des concentrations de polluants dans l’air ambiant, de la durée d’exposition, de la sensibilité des personnes exposées et de leurs activités, les symptômes suivants peuvent être observés :

- la diminution des fonctions respiratoires

- une augmentation des maladies respiratoires (bronchites...)

- une augmentation de la fréquence et de la gravité des symptômes chez les personnes asthmatiques ou souffrant de problèmes respiratoires chroniques.

Pour les personnes exposées à un niveau de risque plus élevé (problèmes respiratoires et cardiaques, asthme, personnes âgées et très jeunes enfants), il est particulièrement conseillé, ne pas réaliser d’exercice physique intense et/ou prolongé (comme le jogging par exemple). En cas de nécessité, il ne faut pas hésiter à demander un avis médical, signale Bruxelles Environnement.

Quels comportements adopter ? 

L'organisme bruxellois ajourer que des mesures simples peuvent être prises par chacun lorsque la qualité de l’air se dégrade pour limiter les émissions de polluants, en particulier les oxydes d’azote et les particules :

1. Limiter l’utilisation de la voiture dont les gaz d’échappements sont une des principales sources de pollution dans les villes et opter de préférence pour les transports en commun - sans oublier la marche ou le vélo pour les petits trajets (qui sont les plus polluants en voiture).

2. Si on ne peut pas se passer de son véhicule, des gestes simples permettent en toute saison de diminuer la pollution tout en faisant des économies de carburant :

- Respecter les limites de vitesse ;

- Adopter une conduite calme et anticipative ;

- Eviter de chauffer le moteur à l’arrêt, même par temps froid, mais rouler plutôt à vitesse très modérée en début de parcours et solliciter en douceur le moteur pendant les premiers kilomètres ;

- Respecter les prescriptions d’entretien ;

- Vérifier régulièrement la pression des pneus ;

- Regrouper les déplacements en hiver afin de limiter les démarrages à froid qui sont particulièrement polluants ;

- Avoir recours au covoiturage, une initiative citoyenne et conviviale qui ne demande qu'à être développée...

3. Réduire sa consommation d’énergie. N’oubliez pas que le chauffage, quel que soit son mode, est l'une des sources principales de pollution hivernale et un poste important dans la consommation d'énergie des ménages. Des gestes simples dans ce domaine peuvent donc permettre également de diminuer la pollution tout en faisant des économies d’argent :

- Faire entretenir régulièrement son installation de chauffage ;

- Contrôler la température : un petit degré de moins suffit à réduire votre facture d’énergie de 6 à 7% ;

- Couper le chauffage la nuit et durant vos absences en journée ;

- Fermer les volets ou les rideaux durant la nuit limite les pertes de chaleur par les fenêtres de 30 à 50%, surtout si vous avez des simples vitrages.