Sous une pluie d’étoiles

C. T. (st.) Publié le - Mis à jour le

Planète

Comètes, étoiles filantes, météorites. Ces mots résonnent comme une invitation à voyager dans un autre univers. Pourtant, il est parfois possible d’observer ces phénomènes en gardant les pieds bien sur Terre, comme ce week-end, lors de la "Nuit des étoiles".

Ce grand rassemblement, initié par l’Association française d’astronomie, réunira jusqu’au 14 août les amateurs de corps célestes. Chez nous, ce sont les clubs d’astronomie membres de la Fédération francophone d’astronomes amateurs de Belgique (FFAAB) qui proposeront différentes activités.

Et cette année, les conditions seront particulièrement favorables à l’observation de notre galaxie. "Contrairement à l’année passée, le ciel devrait être entièrement dégagé", se réjouit Frédéric Thienpont, secrétaire de la FFAAB.

Une lune décroissante, qui n’apparaîtra pas avant 1h du matin, rendra le ciel particulièrement sombre. Les fameuses étoiles filantes, qui strient le ciel de leur longue chevelure, seront aussi du spectacle. Rappelons que le phénomène survient lorsque les résidus d’une comète pénètrent dans notre atmosphère. La chaleur produite par les frottements fait fondre la glace et libère des poussières. A cette période de l’année, ce sont les Perséides - dont le nom provient d’un effet d’optique qui donne l’impression qu’elles nous arrivent de la constellation de Persée - qui illumineront la nuit. En début de soirée, Saturne et Mars seront presque côte à côte ; "un spectacle merveilleux", selon Frédéric Thienpont.

L’objectif est également d’attirer du monde vers un domaine qui peut paraître assez obscur pour les néophytes, bien qu’il soit en fait assez hétéroclite.

Ce rendez-vous permettra aussi de sensibiliser la population sur la pollution lumineuse. En la matière, la Belgique brille par sa mauvaise position au sein de l’Union européenne. "Nous voulons montrer aux gens qu’il est possible d’observer de nombreuses étoiles en dehors des grandes agglomérations", explique M. Thienpont. "Avec une pollution lumineuse faible, il est possible de compter plus de 6000 étoiles par temps clair alors qu’en ville, ce chiffre atteint à peine la centaine", ajoute-t-il.

Plus d’infos sur astrosurf.com/ffaab

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