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Ce mardi, le Mexique a été secoué par un violent tremblement de terre faisant au moins 217 morts. Un bilan qui pourrait encore s’alourdir, de nombreuses personnes étant toujours portées disparues. Alors que des pays européens comme la Grèce, la Turquie ou encore l’Italie ont été touchés par des secousses sismiques cet été, la Belgique n’est pas à l’abri d’un séisme. “Notre pays est clairement vulnérable” explique Thierry Camelbeeck, sismologue à l’Observatoire royale de Belgique. “Pour que des premiers dégâts soient visibles, il faut ressentir des secousses de magnitude 3,5 ou 4. On vit cela une fois tous les deux ans dans notre pays.”

Cette vulnérabilité s’explique par la position géographique de la Belgique au sein de l’Europe. “Nous sommes situés dans la région d’Europe la plus active au Nord des Alpes”, avance Thierry Camelbeeck. “La zone la plus à risque en Belgique est la partie la plus à l’est, frontalière avec les Pays-Bas et l’Allemagne. Des failles actives ont été découvertes et des tremblements de terre de magnitude de 6,7 à 7 sur l’échelle de Richter ont été ressentis dans un passé géologique récent (Ndlr : le séisme au Mexique était de 7,1). Même s’il ne faut pas dramatiser, une tragédie comme celle du Mexique pourrait arriver en Belgique vu les caractéristiques de notre pays.”

Des normes de construction pas toujours respectées

Pour éviter un scénario catastrophe similaire à celui du Mexique, des règles existent concernant la création des bâtiments. “Des normes sont mises en place pour la construction des maisons, des hôpitaux, des écoles… Mais le problème est qu’il n’y a aucune obligation de les respecter…” analyse le sismologue. “Cela veut donc dire que le jour où un tremblement de terre de grande intensité survient sur nos terres, il pourrait y avoir de graves problèmes.”

En définitive, un risque existe même si les tremblements de terre très destructeurs restent très rares en Belgique. Ils s’observent tous les 200 ou 300 ans dans notre pays. D’autres séismes de plus faible intensité peuvent aussi être ressentis, provoquant des morts comme ce fut le cas en 1983 à Liège : deux personnes avaient perdu la vie alors que 1000 personnes se sont retrouvées sans-abri.


© AFP