Un écologiste va nager sur le site d'attaques de requin

afp Publié le - Mis à jour le

Planète Un militant écologiste a promis d'aller nager dimanche pendant 2 heures et demie sur les lieux d'attaques de requin dans l'île française de la Réunion, dans l'océan Indien, pour dénoncer la "propagande outrancière" sur les dangers de l'animal.

"Je suis chef d'entreprise, j'ai deux petites filles de 9 et 14 ans, je ne pense pas être un fou furieux en nageant à Saint-Gilles sur les lieux des attaques de requin. La mer je suis tombé dedans quand j'étais petit", a déclaré à l'AFP, Didier Derand, militant écologiste bien connu des Réunionnais.

"J'en ai assez de la propagande outrancière des certains groupes de pressions, surfeurs, pêcheurs, braconniers voire député-maire souffrant de +médiatite+ obsessionnelle sur les attaques des requins", a-t-il ajouté.

Le résultat c'est voir aujourd'hui "la population réunionnaise terrorisée à la seule idée de se baigner ou de pratiquer une quelconque activité en pleine mer alors qu'elle n'a rien à craindre des requins", a déploré ce pharmacien de 55 ans.

Pour cet amoureux de la mer, les attaques contre les surfeurs en planche viennent simplement d'une "erreur de jugement" du requin qui les confond avec des tortues. "Il faut trouver une solution pour assurer leur sécurité", convient-il. Mais pas question que celle-ci passe par la remise en cause de la Réserve marine ou l'élimination des requins.

Pour sensibiliser l'opinion, Didier Derand, délégué de la Fondation Brigitte Bardot a décidé de nager dimanche 4,6 km dans la Réserve marine, entre les plages de Boucan Canot et de Roches, là où des attaques de requin ont tué deux surfeurs l'an dernier.

Il n'a prévu "aucune sécurité, aucune organisation, aucun bateau, aucun plongeur", pour l'accompagner, à l'exception de "deux ou trois copains" qui nageront à ses côtés.

Son parcours en pleine mer, derrière la barrière de corail, se situe dans une eau profonde de 15 à 20 mètres.

Trois surfeurs ont été tués et deux amputés au cours de huit attaques, ces 20 derniers mois sur l'île de la Réunion.

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