Planète

Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986, Fukushima en 2011. Un accident et deux catastrophes… Auraient-ils pu ne jamais avoir lieu sans que pour autant l’humanité renonce à l’énergie nucléaire ? Oui, affirme le documentaire consacré au thorium par Myriam Tonelotto.

Peu connu, ce minerai radioactif est pourtant quatre fois plus abondant que l’uranium et bien plus "équitablement" réparti que le pétrole, ce qui annihile d’office les chantages à l’approvisionnement. Sa découverte remonte à 1829 en Norvège et le film en retrace la saga au fil d’un propos dense et engagé.

Au départ antinucléaire affirmée, la réalisatrice a manifestement été captivée par son enquête et se révèle à l’arrivée convaincue qu’un atome "vert" est possible. "Je peux enfin dire à mes fils qu’ils peuvent avoir des enfants", s’est-elle exclamée jeudi soir, lors d’une avant-première strasbourgeoise. Une boutade, certes, mais qui révèle un indéniable enthousiasme.