Politique belge

Quatre ans jour pour jour après le crash du vol MH17 de Malaysia Airlines, abattu dans l'est de l'Ukraine, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a réitéré mardi son soutien à l'enquête internationale menée sur les circonstances de ce drame qui a coûté la vie à 298 personnes. "J'ai une grande confiance envers les enquêteurs pour établir les responsabilités", a expliqué M. Reynders à Belga, tout en appelant une nouvelle fois la Russie, qui nie toute implication dans cette affaire, à collaborer à l'enquête en cours.

Les 298 personnes à bord du MH17 - en majorité des Néerlandais, mais aussi quatre Belges - sont mortes lorsque l'avion effectuant un vol régulier entre Amsterdam et Kuala Lumpur a été abattu, au cours de l'une des phases les plus violentes des hostilités entre les forces ukrainiennes et les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.

En mai dernier, les enquêteurs de la "Joint Investigation Team" (JIT), composée des autorités nationales d'enquête néerlandaises, ukrainiennes, malaisiennes, australiennes et belges, ont indiqué que le missile Bouk-Telar qui avait abattu le vol MH17 au-dessus de l'Ukraine provenait de la 53e brigade anti-aérienne basée à Koursk, en Russie.

Les Pays-Bas et l'Australie ont dans la foulée officiellement accusé la Russie d'être responsable de la catastrophe.

Jusqu'à présent, Moscou a toujours nié toute implication dans cette tragédie, accusant les forces armées ukrainiennes d'avoir elles-mêmes abattu l'avion. Selon le Kremlin, l'armée ukrainienne serait en effet équipée de missiles russes équivalents.

"Si la Russie a des éléments à faire valoir, il faut qu'elle participe ouvertement à l'enquête internationale", a souligné M. Reynders, qui précise avoir mis ce point sur la table lors d'une récente discussion avec son homologue russe, Sergeï Lavrov, en marge de la Coupe du monde de football.

"C'est une priorité pour la Belgique de collaborer à cette enquête et d'obtenir une participation active de la Russie", a-t-il conclu.