Politique belge

La politique belge - sur son versant francophone - est à nouveau sens dessus dessous. Et bien malin qui pourrait dire comment sortir de l'impasse actuelle. Les responsables politiques devraient peut-être se repencher sur l'histoire de leur parti et se rappeler ce qui a motivé leurs lointains prédécesseurs à vouloir changer la société. "La Libre" va les y aider.

L’histoire du Mouvement et du nationalisme flamands est loin d’être un long fleuve tranquille. C’est que son respectable combat démocratique et social a aussi été entaché pendant les deux guerres mondiales par des proximités coupables avec les occupants allemands dans l’espoir d’obtenir d’eux l’autonomie voire l’indépendance que la Belgique ne voulait pas leur octroyer. On y reviendra lorsque nous évoquerons l’histoire du Vlaams Blok né, par réaction au pacte d’Egmont, d’une scission de la Volksunie à la fin des années 1970 (avant de se muer en Vlaams Belang au début des années 2000).

Place ici à la naissance et à l’émergence de l’actuel premier parti de Flandre et de Belgique, la N-VA. Ironie de l’Histoire : c’est une seconde implosion au sein de la Volksunie (VU) qui allait mettre en orbite ce nouveau parti nationaliste, jaune et noir pur jus, prônant la création d’une république de Flandre.

Le retour des clivages économiques et éthiques

A la fin des années 1990, l’union (flamande) du peuple était de plus en plus une chimère. Si tous les militants de la VU avaient en commun des objectifs (con) fédéralistes convaincus, partagés du reste par tous les partis flamands ou presque comme en attestèrent cinq (fameuses) résolutions du Vlaams parlement en 1999, les grands débats de société de l’heure firent émerger de sérieuses fissures. Ces divisions ont été relatées à grands renforts de détails dans "De wissel van de macht", "la chronique d’un observateur de la rue de la Loi", du journaliste de la VRT-Radio, Marc Van de Looverbosch (paru chez Lannoo) qui a en a aussi tiré une série télévisée sur Canvas.