Politique belge

La politique belge - sur son versant francophone - est à nouveau sens dessus dessous. Et bien malin qui pourrait dire comment sortir de l’impasse actuelle. Les responsables politiques devraient peut-être se repencher sur l’histoire de leur parti et se rappeler ce qui a motivé leurs lointains prédécesseurs à vouloir changer la société. "La Libre" va les y aider.

Dans les années 60 à Louvain, lors des événements qui ont conduit à l’éjection de la section francophone de l’université vers la Wallonie, se met en place un mouvement très à gauche souhaitant lutter contre le capitalisme et le cléricalisme au niveau politique et académique.

Sous l’impulsion de Ludo Martens, actif dans ce combat et dans celui du mouvement social des mineurs limbourgeois et des chantiers navals anversois, va voir le jour, quelques années plus tard, en 1970, une fédération de différents mouvements d’obédience maoïste.

Dans la foulée, Amada (Alle macht aan de arbeiders - Tout le pouvoir aux travailleurs) est créé. Amada est tout d’abord un journal, qui deviendra rapidement l’organe dirigeant du mouvement.

Et c’est en 1974 qu’il participe à ses premières élections. Les résultats en 1974 et en 1976 seront en mode mineur, à l’exception de certains arrondissements, où quelques candidats réalisent des scores honorables.

Un certain Kris Merckx, dans le canton d’Anvers fera un score personnel appréciable. Sa fille, Sofie Merckx, est conseillère communale PTB à Charleroi. Médecin, elle travaille dans la maison médicale de la région.

La filiation au PTB est quelque chose d’essentiel puisqu’on retrouve parmi les personnalités en vue actuellement au niveau du parti d’autres "fils et filles de…", comme Raoul Hedebouw ou les frères Pestiau.