Politique belge

Evocation. La politique belge, sur son versant francophone, est à nouveau sens dessus dessous. Et bien malin qui pourrait dire comment sortir de l’impasse actuelle. Les responsables politiques devraient peut-être se repencher sur l’histoire de leur parti et se rappeler ce qui a motivé leurs lointains prédécesseurs à vouloir changer la société. “La Libre” va les y aider.

S’il n’est pas exceptionnel de voir un parti changer de nom, il est extrêmement rare de le faire après une condamnation en justice. C’est pourtant ce qui est arrivé au Vlaams Belang qui à l’origine s’appelait le Vlaams Blok (VB). Il faut dire que le 9 novembre 2004, la Cour de cassation avait confirmé un arrêt de la Cour d’appel de Gand du 21 avril 2004 qui condamnait pour racisme et xénophobie plusieurs associations gravitant autour du Vlaams Blok.

Ces dernières, la Vlaamse Concentratie (VC), l’association qui gérait les finances et les subsides, le Nationaal Vormingsinstituut (NV), son école de cadres et la Nationalistische Omroepstichting (NOS), son relais pour les émissions concédées de la VRT, s’étaient vu infliger de lourdes amendes pénales pour leurs paroles et leurs actes hostiles aux étrangers mais la condamnation confirmée risquait surtout d’entraîner, à court terme, une mise hors-la-loi du parti lui-même. En effet, selon la loi, un parti qualifié de raciste par la justice pouvait se voir privé de dotation publique. Ce qui aurait été une sanction encore pire car le VB aurait été amputé d’une partie non négligeable de ses finances.

Mêmes initiales, mêmes couleurs...

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