Politique belge

"Nous ne sommes pas demandeurs d'une réforme de l'Etat en 2019, mais osons dire qu'il faudra refédéraliser, pour plus d'efficacité", affirme lundi Maxime Prévot, bourgmestre cdH de Namur, dans les colonnes du Soir. L'ex-ministre wallon des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine ainsi que son parti se rangent ainsi du côté des responsables francophones qui veulent rendre au fédéral certaines compétences. "C'est une affaire d'intelligence politique, en fin de compte, une question d'efficacité et d'efficience. La leçon de mon expérience ces dernières années. Dans plusieurs domaines, il faudra simplifier, j'en suis convaincu, et transférer une série de compétences au fédéral", souligne le Namurois.

Le commerce extérieur, la mobilité et la santé devraient être refédéralisés en premier, selon lui.

Mais celui qui pourrait succéder à Benoît Lutgen à la présidence du cdH tempère: "Les francophones ne sont pas demandeurs d'une nouvelle réforme de l'Etat. Je le précise. C'est important. Nous ne voulons pas de cela en 2019. Il faut avant tout compléter la mise en œuvre de la sixième réforme de l'Etat, et une nouvelle législature sera sans doute nécessaire pour digérer tout cela."

En réponse à la N-VA, qui a accueilli avec froideur l'appel des libéraux à refédéraliser, vendredi: "Mais enfin, le pays doit-il tourner comme le veut la N-VA? Nous sommes libres de nous exprimer. La N-VA n'est pas l'alpha et l'omega de la pensée politique dans ce pays!"