Politique belge

La ministre de la Mobilité et des Transports Jacqueline Galant a confirmé ce vendredi qu'elle avait démissionné après avoir été au coeur d'une charge de l'ex-patron du SPF Mobilité Laurent Ledoux. Elle dit avoir voulu préserver l'intérêt général alors que M. Ledoux a selon elle entraîné par sa démission toute l'administration dans une "croisade" qui démontre sa "capacité destructrice". Les dossiers qu'elle avait à gérer sont "complexes" or on a semé la "confusion" de manière "orchestrée et théâtrale", a-t-elle dit.

La ministre a fait un bref bilan de son action, affirmant avoir replacé le client au centre de la politique de chemins de fer qu'elle a lancés dans la "modernité".

Elle s'en va "choquée" mais garde intacte sa force de "proposition". Mme Galant a été applaudie par ses collaborateurs à l'issue de cette brève allocution.

Pour rappel, Mme Galant se trouvait au cœur d'une controverse portant sur la sécurisation des aéroports du pays. Pressée par son administration de débloquer des moyens dans le contexte de la menace terroriste, elle a été confrontée à l'existence d'audits de la Commission européenne dont elle a indiqué ne pas avoir pris connaissance.

Le Premier ministre Charles Michel avait indiqué à la Chambre, sur base des informations communiquées par le cabinet de Mme Galant que celui-ci et le gouvernement n'avaient pas été informés du contenu de ces audits. Or, au Parlement, l'opposition faisait état jeudi soir de notes attestant du contraire après que "La Libre" ait révélé l'existence de ces documents !