Politique belge

Il est possible de trouver une solution pour les coopérants d'Arco, a assuré jeudi le vice-Premier ministre CD&V, Kris Peeters, interrogé par la VRT. "C'est une question de volonté politique, plutôt qu'une question juridique ou financière", a-t-il déclaré.

Dimanche passé, au cours d'un débat entre les présidents de partis flamands, le patron de la N-VA, Bart De Wever, n'a pas caché qu'il n'y aurait pas de solution pour ces coopérants et qu'il faudrait l'admettre un jour ou l'autre.

L'accord de majorité prévoit pourtant que "le gouvernement prendra soin d'élaborer un règlement adéquat visant le dédommagement des coopérateurs personnes physiques de coopératives financières reconnues", c'est-à-dire les coopérateurs d'Arco, le holding financier du Mouvement ouvrier chrétien emporté dans la débâcle de Dexia.

"Arco est dans l'accord de gouvernement. S'il n'y a rien aujourd'hui, c'est parce que De Wever ne le veut pas", a affirmé M. Peeters.

Ce dossier illustre comme d'autres les tensions entre le CD&V et son ex-partenaire de cartel. Elles se sont manifestées à nouveau jeudi en séance plénière de la Chambre. Dans une question d'actualité, le député N-VA Wim Van der Donckt s'est montré critique sur les efforts fédéraux en vue d'activer les demandeurs d'emploi et a réclamé lui aussi que tout l'accord de gouvernement soit mis en oeuvre. Après le "jobs, jobs, jobs" du Premier ministre, il est temps selon lui de passer à "action, action, action".

Quand est venue la discussion sur l'ajustement budgétaire, le député Eric Van Rompuy (CD&V) a chargé à son tour les nationalistes flamands et leur volonté de faire de nouvelles économies dans la sécurité sociale. "Où concrètement voulez-vous faire des économies", a-t-il demandé, en rappelant les efforts déjà consentis. Et de rappeler une nouvelle fois les centaines de millions d'euros que devaient rapporter le "redesign" de la fonction publique du ministre Steven Vandeput mais qui ont disparu dans les budgets récents. "Où est passée cette graisse dont vous nous parlez toujours?", a-t-il demandé. "Des solutions sont possibles mais cela doit se faire dans la concertation, pas avec des slogans".