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Le Roi refuse de démettre Di Rupo, qui poursuit sa mission
Rédaction en ligne (avec Belga)
Mis en ligne le 29/08/2010
- De Wolf (MR-LB) demande la convocation du Parlement bruxellois
- Chronologie des événements depuis le 13 juin
- La N-VA jugeait l'ultime proposition de Di Rupo déséquilibrée
- Le communiqué du PS
- Cerexhe: "On a travaillé pendant 80 jours"
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- La préformation est dans l'impasse
- Le gouvernement fédéral un vaisseau fantôme avec la N-VA?
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- Pour mieux comprendre BHV
Le Roi a reçu en audience ce soir au Château de Laeken Monsieur Elio DI RUPO, Pré-formateur, qui lui a fait rapport sur sa mission.
Monsieur DI RUPO a demandé au Roi d’être déchargé de sa mission.
Le Roi a refusé et lui a demandé de poursuivre sa mission :
en particulier sur :
- BHV
- le refinancement de Bruxelles
- les modalités de préparation de la nouvelle loi de financement sur base des 12 principes convenus et sur les liens entre ces 3 sujets afin de rétablir la confiance entre les négociateurs en réunissant les partenaires sociaux afin de parler avec eux des matières qui les concernent plus directement. Monsieur DI RUPO a accepté.
Pierre Vercauteren précise que la NV-A semble incontournable dans la négociation mais que l’on pourrait par contre changer le casting du côté francophone. « Pour donner des chances de succès aux négociations, il faudra partir de ce qui a déjà été discuté mais jusqu’à quel point ? Si une nouvelle personnalité devait redistribuer les cartes, on pourrait remettre en question certains points d’accord ». Le politologue ne croit pas à une scission du pays aujourd’hui. « On a quand même avancé sur un certain nombre de points ».
Flahaut (PS), ce midi à l’émission Controverse, était encore optimiste. Francis Delpérée, pour le CDH, appelait à la prudence et à la précaution pour ceux qui sont encore attachés à notre pays. Le représentant du MR sur le plateau de l’émission d’RTL, Didier Gosuin déclarait : « de toute façon, les francophones disent oui à tout et vont de concessions en concessions ». Le rédacteur en chef du Laatste Nieuws, Van der Kelen, semblait aller dans le même sens et reconnaissait : « les Flamands reçoivent beaucoup et ne donnent rien ». Ce à quoi Christos Doulkeridis (Ecolo) répond vivement : « on ne fait pas les carpettes ! »
Communiqué de presse – 29 août 2010
Elio Di Rupo avait indiqué à l'issue de la dernière réunion plénière qu'il restait disponible pour toute proposition d'un des partis associés à la préformation, susceptible de relancer les discussions au départ du cadre qu'il avait formulé.
Cinq partis autour de la table ont répondu de manière positive à cette demande et ont exprimé leur souhait d’aboutir à un compromis équilibré. Il s’agit du sp.a, de Groen!, du cdH, d'Ecolo et du PS.
Les bureaux de parti font le point lundi
Après le blocage des négociations entre les sept partis pressentis pour soutenir une réforme de l'Etat et alors que le Roi a demandé au préformateur Elio Di Rupo de poursuivre sa mission, la plupart des partis concernés tiennent demain/lundi un bureau. C'est le cas à la N-VA, au PS, au CD&V, au sp.a, au cdH et chez Ecolo. Outre le PS qui se réunit l'après-midi, les autres partis se réunissent le matin. Pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'un bureau de rentrée.
Le bureau d'Ecolo se tiendra dans les locaux namurois du parti. Aucun parti ne voulait réagir dimanche soir au fait que le Roi avait demandé à M. Di Rupo de poursuivre sa mission.
La N-VA et le CD&V n'ont pas répondu positivement.
Dans ce contexte, Elio Di Rupo s'est rendu aujourd’hui à 18h chez le Roi pour lui faire rapport de sa mission.
Il donnera une conférence de presse demain lundi à 11h30 dans la salle internationale de la Chambre des Représentants.
Pas de chèque en blanc de la N-VA pour Bruxelles
La N-VA a rappelé dimanche qu'elle n'était pas prête à signer un chèque en blanc pour Bruxelles alors que, selon elle, les partis flamands n'ont reçu aucune garantie sur une réforme en profondeur de la loi de financement. Selon elle, une réforme de l'Etat sans une responsabilisation n'a aucun sens. "La loi de financement est essentielle pour obtenir une responsabilisation dans le cadre de la réforme de l'Etat. Une réforme de l'Etat sans responsabilisation n'a aucun sens", a-t-on expliqué au parti nationaliste flamand.
L'ultime proposition formulée par le préformateur Elio Di Rupo n'offre pas suffisamment de garanties de responsabilisation, estime la N-VA. "Et cela nous rend particulièrement méfiants", a-t-on ajouté. Selon la N-VA, si les francophones sont réellement prêts à s'engager dans une révision de la loi de financement, qui inclut le refinancement de Bruxelles, il n'y aura plus de problème.
sp.a: suffisamment d'éléments pour un "compromis honorable"
Le sp.a juge que suffisamment d'éléments sont sur la table pour arriver à un "compromis honorable", a fait savoir dimanche sa présidente Caroline Gennez. Elle espère que chacun saisira la chance qui s'offre de mener une grande réforme de l'Etat, comportant une scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, une révision de la loi de financement et un transfert sérieux de compétences. Selon elle, si les négociations échouaient dimanche, une chance serait gâchée de trouver une réponse à tout ce que la Flandre réclame depuis des années.
La proposition ultime d'Elio Di Rupo contient d'après Mme Gennez trois éléments importants. "Premièrement, il y a une scission de BHV avec un minimum de compensations, ce qui n'a jamais été aussi favorable pour les Flamands. Il y aussi un transfert de compétences considérable, pour une masse budgétaire de 15 milliards d'euros", a-t-elle expliqué. La présidente des socialistes flamands insiste aussi sur la révision de la loi de financement, par laquelle les différentes entités assumeront les responsabilités de leurs dépenses et de leurs recettes et qui garantit un financement suffisant du niveau fédéral pour payer la sécurité sociale. Mme Gennez confirme enfin que le refinancement de la Région bruxelloise figure dans la proposition d'Elio Di Rupo mais qu'il est "conditionnel et étalé". Ainsi, la première partie serait prévue pour tout de suite, avec la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, tandis que la deuxième phase serait couplée à la loi de financement.
Le CD&V ne peut approuver la proposition ultime d'Elio Di Rupo
Au CD&V, on disait dimanche que le parti ne peut accepter l'ultime proposition du préformateur Elio Di Rupo. Les chrétiens-démocrates flamands ajoutent toutefois qu'ils veulent se montrer constructifs. Le CD&V dit être conscient qu'il faut une solution pour les problèmes financiers de Bruxelles.
Mais il ajoute qu'il ne peut pas accorder une enveloppe structurelle de 500 millions d'euros à Bruxelles alors que la révision de la loi de financement et la façon dont le prochain gouvernement trouvera 25 milliards d'euros demeurent dans le flou.
"Etant donné que la proposition d'Elio Di Rupo comporte l'attribution d'une telle enveloppe, nous ne pouvons l'accepter", a souligné le CD&V. Le parti souligne aussi qu'au cours des dernières semaines, il a contribué de façon constructive à la recherche d'une solution. Il maintiendra cette attitude dans l'avenir, ajoute le CD&V.
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