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Édito

Sac à malices

Mis en ligne le 31/08/2010

Francis Van de Woestyne

C haque fois qu’il est mis en difficulté, Bart De Wever pose une nouvelle exigence, invente un nouveau caprice.

Lundi, le patron de la N-VA a sorti un nouveau piège de son sac à malices. En fait, il l’avait déjà proposé dans la nuit de samedi à dimanche. Il veut que la négociation se déroule désormais à deux, entre lui et Elio Di Rupo.

Comment imaginer que les partis, nécessaires à la majorité des deux tiers, ne participent pas aux négociations ? Il souhaite évidemment éliminer certains partenaires francophones trop coriaces. Est-il certain que le CD&V accepterait cette nouvelle méthodologie, ce fait accompli ? N’est-ce pas, au contraire, la N-VA qu’il faudrait mettre dans un coin, le temps, pour les autres partis, de trouver un accord équilibré ?

Autre exemple. Il faut, dit-il, des documents écrits. Vaste blague. Pourquoi Bart De Wever donnerait-il plus facilement son accord sur la base de documents écrits qu’avec des notes verbales ? Chez les francophones, un accord oral est un accord moral. Pas chez lui ? Il faut dire qu’il a déjà mangé sa parole en exigeant la révision totale de la loi de financement alors qu’il avait affirmé qu’il ne le demanderait pas.

Il estime, toujours pour une question de méthodologie, qu’Elio Di Rupo, s’il veut devenir Premier ministre, doit "lâcher sa communauté". Tous les partis, flamands compris, louent le travail du préformateur. Est-il le seul, tout à coup, à estimer qu’Elio Di Rupo est trop partial ?

Bart De Wever se dit ouvert au compromis : qu’il le prouve en acceptant une négociation ouverte à tous et un accord équilibré sur la base du travail sérieux déjà accompli. En est-il capable ?

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