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José Happart, un vrai leader wallon pour la N-VA
J.Ro.
Mis en ligne le 19/12/2010
Ambiance dissipée ce dimanche 19 février sur le plateau de "Mise au point" avec comme thème "Six mois de crise, la Belgique malade?". Pourtant, la première question promettait de vifs débats : "Bart de Wever a-t-il eu raison de déclarer que la Belgique était malade" ?
S'en est suivi un petit échange sur la personnalité du président de la N-VA. Tous, autour de la table, se demandent quelle est sa stratégie. Les avis sont partagés. Pour Olivier Maingain, président du FDF, il est temps que les "partis responsables qui ont le sens de l'état" arrêtent de travailler avec la N-VA. Une ligne qui diffère quelque peu avec celle, officielle, du MR. Le VLD tient un discours similaire. Herman de Croo accuse le CD&V de vouloir continuer avec la N-VA dans une logique électoraliste.
Il est vrai qu'en 2012, ce seront les élections communales. Pour le CD&V, rester avec la N-VA est certainement plus intéressant que de les les éjecter dans l'opposition. Eric Van Rompuy, du CD&V, réfute bien entendu ces arguments électoralistes.
La vraie star de cette édition de "Mise au point" était José Happart. Le socialiste francophone se demandait au début la raison de sa présence. Pourtant, il a réussi à mettre plusieurs politiques d'accord. Et c'est du côté flamand qu'il a surtout conquis : Eric Defoort, co-fondateur de la N-VA, et Eric Van Rompuy du CD&V en ont même été jusqu'à affirmer qu'il fallait négocier entre eux trois. Sur le ton de la plaisanterie, certes, mais avec un fond sérieux. Defoort a même été jusqu'à appeler le politique francophone de "vrai leader wallon".
C'est que pour José Happart, comme pour beaucoup autour de la table, il est temps de terminer ces négociations. Des négociations qui pourraient arriver à terme, pour peu qu'on ne veuille pas le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière. Selon Happart, il est temps que les Wallons expriment aussi leur desiderata, que tout soit clair dans ces discussions. En terme de desiderata, le socialiste wallon réclame que Bruxelles soit une région à part entière. Il faut, selon lui, que les trois régions soient autonomes et collaborent. Un "vrai confédéralisme", pour Happart, et non pas, précise-t-il, un "fédéralisme de cons". Quant à la Wallonie, elle ne doit pas avoir peur. Certes, les temps pourraient être difficiles, mais ce serait pour un mieux : "C'est une chance à saisir", explique-t-il.
Et de la fin des négociations, le débat glisse naturellement sur la note proposée par Vande Lanotte. Nous n'en saurons pas beaucoup de ce côté-là. Les partis francophones semblent tous d'accord avec une note... amendée par les partis francophones. Forcément. Quant aux partis flamands, il est temps pour eux de se mettre à négocier.
Que retenir de ce débat? Comme l'a si bien expliqué Francis Delpérée, du CDH, il ne faut pas s'attendre à un gouvernement sous le sapin, ni même en janvier. Viser mardi gras ou Pâques semble plus raisonnable, pour peu, précise-t-il, "que tout aille parfaitement bien". La plupart des invités pensent aussi qu'il est vraiment temps qu'Elio di Rupo et Bart de Wever négocient enfin, au lieu de s'insulter, et que les cartes soient vraiment mises sur la table. Eric Van Rompuy le confirme : "il n'y a plus aucun prétexte à faire traîner les accords".
Reste que nous arrivons bientôt en période de Noël, qu'une trêve pourrait s'installer dans les négociations. Comme l'illustre un dessin de Pierre Kroll, nous sommes seulement en train de gravir les Pyrénées, péniblement, alors qu'il reste encore les Alpes à gravir juste après.
Savoir Plus
La N-VA compte désormais 15.799 membres, soit 36 pc de plus que l'an passé à la même période, a fait savoir dimanche le parti nationaliste flamand. En 2008, la N-VA comptait 10.716 membres. Après les élections de juin 2009, ce nombre était passé à 11.583.
Le nombre de sections locales est également en hausse: de 190 en 2008 à 226 à la fin de cette année. Au début de l'année prochaine, la création de 15 nouvelles sections est attendue. Au total, la N-VA sera représentée dans 241 des 308 communes flamandes.
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