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Wallonie : force rouge, faiblesse verte
P.P.
Mis en ligne le 20/12/2010
Relativement tant au "baromètre" précédent, celui de septembre dernier, qu’aux élections fédérales de juin, Ecolo est le seul des quatre partis dominants en Wallonie à perdre doublement cet hiver. Approchant des 11% d’intentions de vote, les verts retrouvent un niveau de faiblesse qu’ils n’avaient plus atteint depuis un paquet de saisons (10,3% en juin 2007). La rapidité des pertes est même spectaculaire, à relever qu’Ecolo atteignait encore le double ou à peu près (20,2% d’intentions de vote) en mars de cette année.
De quoi inquiéter un parti qui, loin d’être absent de la scène, persisterait à n’en pas tirer de dividendes. En passant : le sondage a été réalisé au moment même où trouvait son épilogue légistique, au Parlement wallon, le projet si controversé de décumul partiel entre élus régionaux et bourgmestres ou échevins, dont Ecolo a fait - à l’excès ? - un emblème de sa marque spécifique et - à tort ? - une assurance de popularité.
Certes, on parle ici de variations très relatives. Ecolo ne cède qu’un pour cent de terrain sur son score électoral de juin dernier (tandis qu’il stabilise sa situation à Bruxelles, comme on le lira plus loin). Mais le référent est peu flatteur. Pour rappel, les écologistes avaient perdu alors un tiers de leurs voix (en Wallonie comme à Bruxelles) par comparaison avec les élections régionales douze mois plus tôt seulement.
Leur rival à la troisième place du paysage politique wallon - c’est la seule à être disputée - peut dès lors souffler. D’autant que le CDH, crédité de la hausse relativement la plus importante du trimestre (FN mis à part), retrouve son niveau électoral de juin. L’ascendant des oranges sur les verts passe en un trimestre de 1,7 à 3,3% : il faut remonter à plus de deux ans, en juin 2008, pour trouver différentiel identique.
Quant aux deux grands, guère à signaler. C’est en soi une info puisque le PS, à la barre côté sud de l’éprouvant feuilleton fédéral post-électoral que l’on sait, n’en souffre pas, ou peu : de même que leur "pendant" N-VA en Flandre, les socialistes perdent par rapport au sondage précédent, mais pas ou pas encore en regard des élections de juin.
Bien loin derrière, on ne devra signaler que la remontée du FN. Quoique : s’il fait trois fois plus qu’aux élections de juin, pas moins, ses 4,4% d’intentions de vote restent à distance de celles, entre 8 et 10%, dont il était crédité en permanence dans les années 2005 à 2007.
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