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"Tous les éléments sont là"
P.P.
Mis en ligne le 29/12/2010
Serait-ce pour soutenir son camarade Vande Lanotte, que ses propres rangs n’ont pas toujours aidé dans sa lente mission de conciliateur royal ? A sa sortie de nouveau contact, mardi, la présidente du SP.A n’a pas totalement gardé sa langue en poche. La note de synthèse à venir, a ainsi affirmé Caroline Gennez, est "pratiquement prête" et sera "volumineuse".
Manière, aussi, de confirmer que Johan Vande Lanotte a effectivement élargi son périmètre de discussions : l’incontournable loi de financement, certes, avec sa responsabilisation des entités, leurs autonomies fiscales mais aussi le refinancement de Bruxelles, l’inventaire des transferts de compétences, l’avenir de l’arrondissement électoral et judiciaire de BHV.
Autant de terrains glissants, à l’aune de la météo ? Pas besoin de répondre. Pourtant, poursuivait hier Mme Gennez, "une solution est proche". Aux conditions qu’il y ait "une confiance réci proque, du respect et une volonté politique. Tous les éléments sont là. J’espère qu’il (Vande Lanotte) pourra convaincre tous les acteurs sur la nécessité d’un accord".
Au fait, à la sortie de sa rencontre avec le conciliateur, le président de la N-VA s’est quant à lui refusé à tout commentaire sur la note de la Saint-Sylvestre. "Je me positionnerai comme je me suis toujours positionné", a ajouté un très deweverien Bart De Wever. Ressent-il la pression du mouvement flamand, que l’on a vu sortir du bois lundi ? Peuh, "tout le monde est sous pression". Là-dessus aussi, son homologue Gennez est plus loquace : "Je crains que ce ne sera jamais assez pour les associations flamandes. Mais j’espère de tout mon cœur que la N-VA et le CD&V verront où sont leurs responsabilités."
En attendant, on peut toujours compter sur la N-VA pour nourrir les conversations. Celle du jour est venue mardi de son député Siegfried Bracke. Sur son blog, il s’en est pris au roi Albert II, en ce qu’il participerait au choix des arrêtés à signer ou pas. C’est qu’il avait interrogé Yves Leterme en commission de la Chambre. "Un colloque singulier a lieu entre le Roi et moi-même", a répondu le Premier ministre. L’ex-confrère de la VRT en conclut : "En d’autres mots, le Roi décide lui-même ce qui est du ressort des affaires courantes ou pas."
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