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Edito : Une défiance, une attente
Mis en ligne le 13/02/2012
Et le moral des Belges, quel est-il en ces temps de crise, de croissance en berne et de mesures d’austérité ? La suite du Baromètre politique "La Libre"/RTBF/Dedicated Research, publié ce lundi, démontre que le Belge résiste encore globalement bien à ce cocktail pourtant déprimant. Au cœur des préoccupations de nos compatriotes, figurent la situation de l’emploi, la santé de l’économie ou le pouvoir d’achat. Logique, les effets au quotidien de la crise passent d’abord par là. Mais, surtout, la confiance envers la classe politique est au plus bas, tant au nord qu’au sud du pays.
Ce signal, le monde politique se doit de le prendre en considération. Car dans le même temps, les Belges - qui pointent le monde financier en général, et les banques en particulier, comme le principal responsable de la crise - estiment que l’action politique reste le meilleur levier pour redresser la situation. Que ce soit au niveau national, régional ou européen. Une Europe volontiers critiquée, voire vilipendée, mais qui prend ici des allures de "valeur refuge" dans un monde dérégulé où le citoyen, déboussolé, a le sentiment de perdre pied. Les Belges attendent donc, dans ce contexte de crise de la classe politique, une action forte, une gouvernance responsable et un engagement total au service des citoyens. Cette attente des Belges envers le monde politique a quelque chose de rassurant. Aux politiques de ne pas les décevoir
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