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Édito : Gesticulation
Mis en ligne le 18/02/2012
On le sait, lors du prochain conclave budgétaire, il va falloir trouver plus de 2 milliards d’euros. Le plan de vol s’annonce difficile pour le gouvernement papillon. Depuis quelques jours, les joutes verbales se multiplient dans le cockpit entre les co-pilotes de la coalition et des mots comme "index" ou TVA provoquent de solides trous d’air. Dernier ballon d’essai en date : la sortie de la vice-Première ministre socialiste Laurette Onkelinx, qui se dit favorable à l’instauration d’un impôt minimum sur les sociétés. En ligne de mire, la situation de certaines grandes multinationales qui éludent l’impôt, certes via des mécanismes fiscaux légaux mais moralement contestables. Levée de boucliers dans le monde patronal et du côté libéral. Qu’en penser de tout cela ? Qu’il est plus que temps de sortir de cette phase de gesticulation, faite de petites phrases et de montée d’adrénaline, pour se mettre sereinement autour de la table, réaliser un contrôle budgétaire crédible sur base de mesures structurelles. C’est sur ce travail-là que l’action du gouvernement sera jugée. Dans un pays où le coût qui pèse sur le facteur travail est un handicap et où notre compétitivité est mise à mal, il est nécessaire de conserver une fiscalité attractive et une sécurité juridique pour nos entreprises. Certaines situations "anormales" doivent-elles cependant être corrigées ? D’évidence, mais plutôt que de pointer un doigt accusateur sur quelques cas très médiatiques, il serait utile d’entamer une réflexion plus globale sur la fiscalité de nos entreprises. Notamment sur celle de nos PME qui, ne l’oublions pas, restent les plus gros pourvoyeurs d’emplois dans notre pays.
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