La Libre.be > Actu > Politique belge > Article
Surtout éviter de recruter des extrémistes
BELGA
Mis en ligne le 21/02/2012
Le recrutement des militaires devrait subir prochainement quelques modifications en vertu d'un projet de loi récemment déposé par le ministre de la Défense, Pieter De Crem, qui souhaite notamment bannir les membres de "mouvement extrémiste". Ce texte, qui modifie la loi du 27 mars 2003 relative au recrutement des militaires et au statut des musiciens militaires et modifie diverses lois applicables au personnel de la Défense, a été approuvé le 15 février par la commission de la Défense de la Chambre. En dépit des objections des nationalistes flamands de la N-VA.
Car ce projet de loi offre, parmi d'autres dispositions, la possibilité de dépister un postulant membre d'un mouvement extrémiste, une notion qui n'est pas suffisamment définie, selon la N-VA. Le texte, qui doit encore être approuvé en séance plénière, impose que, "pour pouvoir acquérir la qualité de militaire, le postulant n'ait pas été reconnu comme appartenant à un mouvement extrémiste, sur avis du département d'état-major renseignement et sécurité (le SGRS, ndlr), sur la base de la comparaison de la liste des postulants avec des listes de membres de mouvements extrémistes".
Selon la Défense, en effet, une telle appartenance entrerait en conflit avec les droits et les devoirs que tout militaire doit respecter en application de l'article 9 de la loi du 14 janvier 1975 portant le règlement de discipline des Forces armées, entre autres "s'abstenir de se livrer à toute activité qui est en opposition avec la Constitution et les lois du peuple belge".
"Le cas échéant" signifie que, selon les moyens disponibles du SGRS, "tous les postulants sont examinés, ou seulement ceux qui sont signalés comme susceptibles d'appartenir à un mouvement extrémiste, par exemple à la suite de l'interview de recrutement". L'introduction de cette disposition fait notamment suite à la découverte de l'appartenance de militaires au groupuscule d'extrême-droite BBET ("Bloed, Bodem, Eer en Trouw", en français "Sang, Terre, Honneur et Fidélité"), qui a été démantelé en septembre 2006. Le procès de dix-sept d'entre eux est en cours devant le tribunal correctionnel de Termonde.
Un autre ajout à la loi doit permettre d'éviter qu'un candidat militaire se présente, le jour de son incorporation, "porteur de tatouages ou de piercings constituant un danger ou une gêne pour l'utilisation des équipements et matériels militaires" ou "compromettant l'honneur ou la dignité de l'état de militaire ou de sa fonction".
"De même, les parures, maquillage, coiffures, etc. doivent être rendus conformes aux prescriptions du règlement relatif aux tenues militaire avant la signature de l'acte d'engagement, à peine de commettre une infraction disciplinaire consécutive à cette signature", explique l'exposé des motifs présenté par M. De Crem (CD&V) au parlement.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...