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De Wever sur le cabinet Geens: "pas très élégant"

Belga

Mis en ligne le 06/03/2013

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a indiqué avoir été choqué par la démission de Steven Vanackere.

Le président de la N-VA Bart De Wever a jugé qu'en terme de "perception" il n'était "pas bon" et "pas très élégant" que le cabinet d'avocats du nouveau ministre des Finances Koen Geens ait joué un rôle de conseil de l'ACW, le mouvement ouvrier chrétien flamand qui fait l'objet d'une controverse fatale à son prédécesseur Steven Vanackere. "Mais dire que c'est un vrai problème, c'est autre chose", a-t-il nuancé, présentant M. Geens comme un "homme de qualité", quelqu'un de "brillant", "marrant", "avec beaucoup d'humour".

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a indiqué avoir été choqué par la démission du vice-premier ministre et ministre des Finances Steven Vanackere, disant être persuadé qu'il a toujours dit la vérité dans l'affaire ACW-Belfius à propos de laquelle les nationalistes flamands continuent à demander toute la transparence.

"C'est un choc, je suis persuadé qu'il n'a pas menti", a indiqué au sujet de Steven Vanackere, Bart De Wever, qui était l'invité du cercle de Lorraine. Le ministre des Finances a fini par démissionner mardi alors que la presse revenait quotidiennement avec de nouveaux éléments à propos de l'affaire ACW-Belfius monté en épingle par la N-VA.

Evoquant un conflit d'intérêt, la presse a révélé que Wouter Devriendt, membre du Conseil d'administration de Belfius, a travaillé pour le cabinet de Steven Vanackere comme consultant de la Société fédérale de Participation et d'Investissement, un élément qui a amené le ministre à démissionner.

Bart De Wever était l'invité mercredi d'un déjeuner-conférence, l'occasion pour lui d'y présenter son livre "Derrière le miroir", une traduction en français de chroniques écrites ces dernières années pour le quotidien De Standaard.

Dans la foulée, le président de la N-VA a répondu à quelques questions lors d'une conférence de presse. Attaché à son ambition de faire émerger un projet confédéral conservateur, Bart De Wever a souligné qu'il serait "plus facile" d'aboutir à un consensus avec le MR, plus proche de la "moyenne" flamande sur le plan socio-économique, en matière d'immigration et de sécurité sociale. En revanche, le fait que le PS, débordé sur sa gauche, semble vouloir renouer avec ses fondamentaux, sous l'impulsion de Paul Magnette n'est "pas très rassurant", a jugé Bart De Wever.

Ce dernier ne souhaite cependant pas s'immiscer dans le débat électoral francophone. "Je n'ai pas l'ambition de me présenter du côté francophone", a-t-il ironisé.

Tout feu tout flamme dans la presse francophone mercredi, il a démenti avoir voulu lancer une offensive médiatique. "Je suis ici pour la traduction d'un livre. On m'a invité à prononcer un discours", a-t-il dit. "Je ne lance rien aujourd'hui. Je constate que la nervosité dans le paysage politique flamand est énorme, notamment à la lecture de certains sondages", a-t-il encore précisé.

Des questions étaient posées mercredi en séance plénière du Parlement flamand au ministre-président Kris Peeters à la suite de l'interview donnée par le président de la N-VA dans La Libre. Alors que la N-VA est partenaire du CD&V de Kris Peeters dans la majorité flamande, Bart De Wever a reproché à ce dernier d'avoir renoncé à son ambition d'une réforme de l'Etat copernicienne.

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