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Flahaut et Pieters commencent mardi dans la plus grande discrétion
Belga
Mis en ligne le 06/09/2010
Pierre Verjans, politologue, au micro de Twizz
La seule chose que l'on sait est le fait qu'ils rencontreront à partir de demain mardi les présidents des 7 partis qui étaient engagés dans des discussions en vue d'une future réforme de l'Etat.
Leur désignation est intervenue après l'échec des négociations menée par le préformateur Elio Di Rupo, intervenu vendredi. Le fait qu'on ait repris un PS et un N-VA pour mener cette mission indique clairement que les 7 partis impliqués jusqu'à présent veulent tenter une nouvelle fois de parvenir à un accord. La plupart des partis concernés ont en effet dit et répété au cours du weekend qu'on était proche d'un accord.
Parallèlement, des leaders PS ont exprimé l'avis que les Wallons et Bruxellois doivent envisager la possibilité de la fin de la Belgique. Plusieurs personnalités francophones ont aussi répété qu'ils s'interrogeaient toujours sur la volonté du président de la N-VA Bart De Wever de conclure un accord. Par ailleurs, les rumeurs faisant état de contacts entre la N-VA et le MR ont continué a circulé et ont été confirmées lundi. Les nationalistes flamands ont reconnu avoir des contacts avec les Réformateurs, tout en ajoutant qu'ils ne négocient pas avec eux.
Selon certaines informations, il y a aussi des contacts entre le MR et le CD&V. Sur le plan institutionnel, le MR propose, comme l'a encore rappelé son président Didier Reynders dimanche, de mener une négociation en se demandant d'abord: "que voulons-nous encore faire ensemble? ". Ce changement de méthode répondrait mieux à la demande de la N-VA de changer totalement le modèle politique en déplaçant le centre de gravité vers les entités fédérées de façon plus radicale que les transferts de compétences sur lesquels les négociations ont porté jusqu'à présent. Le MR serait aussi plus ouvert sur la responsabilisation des entités fédérées mais par contre plus exigeant sur la périphérie.
Quant au socio-économique, les divergences entre la N-VA et les partis de gauche qui participent actuellement à la négociation risquent d'apparaitre au grand jour lorsqu'il faudra se mettre d'accord sur la budget et réaliser 25 milliards d'euros.
Des observateurs font remarquer depuis le début des discussions à 7 que la gauche est majoritaire dans cette éventuelle future coalition, ce qui n'est pas du gout de la N-VA. C'est un secret de polichinelle, notait un observateur, que la N-VA préfèrerait négocier avec le MR mais le PS ne veut pas du retour des libéraux. Et cet observateur de s'interroger: qui gagnera finalement ce bras-de-fer?
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