Baromètre: De Wever stagne, De Block perce

C.Le Publié le - Mis à jour le

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Politique belge

Cela ne ressemble certainement pas encore à une descente aux enfers, mais c’est peut-être un signal : Bart De Wever, qui reste à l’évidence la personnalité politique la plus populaire en Belgique du nord, a perdu 2 % par rapport à notre consultation précédente, traduisant aussi en termes d’identification personnelle ce que l’on appellera le léger tassement de la N-VA. En même temps, le ministre-Président Kris Peeters gagne 3 %, ce qui en fait le seul dauphin nordiste du nationaliste flamand alors qu’en novembre, il devait partager ce premier accessit avec Elio Di Rupo et Yves Leterme. Le Premier ministre fédéral gagne pourtant lui aussi deux points qu’on peut interpréter comme une reconnaissance par la Flandre de sa volonté réelle de parler le néerlandais qu’il ne cesse d’exprimer sur les plateaux de télé comme dans son action quotidienne. A l’inverse, Yves Leterme recule à la 6e place et perd 45 %, mais cela n’a rien de surprenant non plus : en dehors de l’annonce faite fin janvier qu’il briguait le maïorat d’Ypres à son retour de Paris dans deux bonnes années, il se consacre corps et âme à l’OCDE (même s’il lui arrive de "brosser" les réceptions en son honneur !).

En 4e position, l’on retrouve Herman Van Rompuy (CD&V), un autre politique flamand de taille qui a lui aussi quitté le bas de la rue de la Loi pour les hauteurs européennes du côté du rond-point Schuman : une progression en place et en pour cent qu’on attribuera à sa présence au Consilium et environs, car il ne fréquente plus le Parlement belge que lorsqu’on y inaugure son portrait officiel ! Du côté flamand, on semble aussi apprécier le retour aux affaires de Johan Vande Lanotte (SP.A) qui engrange une nouvelle avancée de 4 %.

A la 7e place de notre Baromètre émerge une ministre régionale qu’on n’y attendait peut-être pas : Hilde Crevits (CD&V), qui est ministre des Travaux publics et de la Mobilité, gagne encore 4 % et devance de ce fait des présidents de parti bien plus médiatisés, mais il est vrai que l’on avait aussi parlé d’elle comme potentielle ministre fédérale. Sa progression s’accompagne assez étonnamment d’un recul des trois présidents de parti flamands de la coalition Papillon : c’est Alexander De Croo (Open VLD) qui perd le plus face à Bruno Tobback (SP.A) et à Wouter Beke (CD&V) alors que, paradoxalement, il a été plus présent que ces derniers dans les discussions sur les restrictions budgétaires. Parmi les ministres fédéraux déjà présents lors de la consultation de novembre, c’est Annemie Turtelboom qui gagne le plus, mais c’est incontestablement Maggie De Block qui émerge parmi les nouveaux : la secrétaire d’Etat à l’Asile et à l’Immigration atteint d’emblée les 13 % alors que Vincent Van Quickenborne fait du surplace. Du côté des surprises, on enregistrera la percée de Philippe Muyters, le ministre N-VA qui fait 8 % alors qu’il fut vivement critiqué et pratiquement au bord de la démission pour un mail un brin réchauffé.

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