Politique belge Pour leur traditionnel baromètre trimestriel, La Libre/RTBF/Dedicated ont testé les intentions de vote pour le niveau fédéral comme à chaque fois. La nouveauté introduite dans cette mouture d’avril 2016 concerne les intentions de vote au niveau régional qui ont aussi été testées.

Si les résultats sont, comme on pouvait l’imaginer, fort proches entre les deux niveaux de pouvoirs, un certain nombre d’enseignements utiles peuvent en être tirés.


Flandre


De manière générale, on constate tant pour le fédéral que pour les régions, que les partis au pouvoir ont tendance à boire la tasse. La N-VA paye manifestement sa présence à tous les échelons avec une baisse des intentions de vote plus que marginales puisqu’on dépasse les six points au fédéral comme en région. Une chute qui profite pleinement au Vlaams Belang.

A la différence de la précédente législature côté région flamande, la ministre Présidence tenue par Geert Bourgeois (N-VA) donnant pourtant une visibilité accrue ne paie pas vraiment. Si l’Open VLD limite la casse, en partant certes, d’intentions plus basses que ses deux partenaires, les trois partis de la majorité flamande sont en baisse. Au niveau de la région flamande, le CD&V, en perdant trois points reste le deuxième parti.

Au fédéral, les scores de la N-VA sont comparables à ceux que le parti nationaliste enregistre en région flamande, par contre, la situation du CD&V et de l’Open VLD est inversée par rapport à la région. Au fédéral, c’est le CD&V qui limite la casse tandis que l’Open VLD perd deux points. La récente pseudo-démission de Koen Geens (justice) n’a pas entamé la crédibilité des sociaux-chrétiens qui continuent à être portés par le vice-Premier, Kris Peeters. Quant aux libéraux flamands, le poids des compétences d’ Alexander De Croo lui donne peu de visibilité tandis que Maggie De Block ne donne, paradoxalement pas de coup de fouet à son parti.

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L’opposition francophone n’en profite pas


Au niveau fédéral toujours, mais côté francophone, le MR perd un peu moins de deux points en Wallonie et à Bruxelles. On est loin de la chute de la N-VA. Les affaires Galant, Marghem et les récents attentats n’ont donc pas entamé trop fortement la confiance des électeurs envers les libéraux. Ils ne gagnent cependant pas leur pari de grimper dans les sondages mais on pouvait s’attendre à un résultat plus dur.


Wallonie


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Dans l’opposition, le PS continue son déclin en Wallonie et à Bruxelles. La comparaison avec les scores de la N-VA est presque troublante, comme si les destins de ces deux partis ennemis étaient intimement liés. Le PS n’a toujours pas trouvé la bonne partition pour occuper le terrain de la contestation gouvernementale. Les attentats de Paris dans un premier temps et surtout ceux de Bruxelles plus récemment donnent tout le terrain au gouvernement fédéral. Les résultats wallons du cdH restent en-dessous du score réalisé lors des dernières élections. L’opposition constructive vantée par le président Lutgen ne paie manifestement pas.


Bruxelles

On notera aussi que le cdH est toujours sous la barre des 10% d’intentions de vote à Bruxelles.

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