Politique belge

Voici le classement des personnalités politiques pour qui les électeurs flamands voteraient aux prochaines élections.

1. Charles Michel (MR)

2. Theo Francken (N-VA)

3. Hilde Crevits (CD&V)

4. Maggie De Block (Open VLD)

5. Bart De Wever (N-VA)

6. Kris Peeters (CD&V)

7. Alexander De Croo (Open VLD)

8. Jan Jambon (N-VA)

9. Koen Geens (CD&V)

10. Bart Tommelein (Open VLD)

11. Geert Bourgeois (N-VA)

12. Ben Weyts (N-VA)

13. Gwendolyn Rutten (Open VLD)

14. Jo Vandeurzen (CD&V)

15. Wouter Beke (CD&V)

16. Zuhal Demir (N-VA)

17. John Crombez (s.pa)

18. Joke Schauvliege (CD&V)

19. Liesbeth Homans (N-VA)

20. Meyrem Almaci (Groen)

La suite du classement (30 personnalités testées)


Les 5 principaux enseignements de notre baromètre politique


1) Charles Michel reste le “nummer een”

Nul n’est prophète dans sa région ou dans sa Fédération… Comme lors de notre consultation précédente, le Premier ministre fédéral francophone reste la personnalité politique préférée des Flamands. Mieux il renforce sa position à l’instar des “topministers” de la majorité suédoise. Seule exception : Hilde Crevits, vice-ministre-Présidente flamande (CD&V), reste sur le podium. Pas seulement comme ministre de l’Enseignement. Elle est aussi proche de Beweging.net, auparavant l’Algemeen Christelijk Werknemersverbond, l’ex-Moc flamand.


2) Bart De Wever fait du surplace

Le président de la N-VA n’a récemment pas été avare en mâles déclarations politiques et formules chocs. Qu’on songe à son rejet imagé du port du voile, à sa condamnation du comportement des musulmans, à la position des citoyens romains face aux étrangers. Ces propos imagés n’ont pas fait progresser sa cote de popularité.


3) Wouter Beke, le président écartelé

Quinzième personnalité politique flamande, le président du CD&V a dû plusieurs fois monter au créneau pour calmer certaines ardeurs au sein de son parti. Il n’a pas été très heureux lorsqu’il a fallu recadrer Hendrik Bogart mué en pamphlétaire et récemment Pieter De Crem qui plaidaient pour une politique plus sévère en matière sociétale et économique. Il faut dire que le “voorzitter” joue à l’équilibriste entre des décisions plus conservatrices et la tentation d’incarner une certaine gauche au fédéral à travers l’ex-courant démocrate-chrétien.


4) Le s.pa. 5e parti de Flandre

Face à la bonne tenue de Groen, le SP.A de John Crombez a de la peine à reprendre le leadership à gauche.


5) Le PVDA n’atteint pas le seuil électoral

Peter Mertens. En Flandre, le Partij van de Arbeid, l’aile flamande du PTB ne s’envole pas, n’atteignant pas le seuil électoral de 5 %. Il en va de même pour son président (national). Peter Mertens, auteur-idéologue de plusieurs ouvrages avait fait le 3e score aux communales à Anvers en 2012 mais ne s’impose pas dans le reste de la Flandre. C.Le



Fiche technique

Ce sondage d’opinion sans caractère prédictif a été mené à la demande de La Libre / RTBF / De Standaard / VRT, sur un échantillon aléatoire de 1015 électeurs francophones résidant en Wallonie, 1003 électeurs néerlandophones résidant en Flandre, 750 électeurs bruxellois et accessibles via un téléphone fixe ou mobile. L’erreur statistique maximale est de 3,1 en Flandre et Wallonie, 3,6% à Bruxelles supérieure et inférieure au résultat obtenu pour les énoncés dans l’ensemble de l’échantillon. Les répondants ont été interrogés par téléphone du 26 février au 21 mars 2018. Le rapport technique complet peut être consulté sur www.febelmar.be.