Politique belge

Voici le classement des personnalités politiques pour qui les électeurs wallons voteraient aux prochaines élections.

1. Paul Magnette (PS) 44%

2. Elio Di Rupo (PS) 37%

3. Rudy Demotte (PS) 35%

4. Didier Reynders (MR) 31%

5. Benoît Lutgen (CDH) 29%

6. Olivier Maingain (Défi) 28%

7. Charles Michel (MR) 27%

8. Jean-Marc Nollet (Ecolo) 27%

9. Willy Borsus (MR) 25%

10. Olivier Chastel (MR) 24%

11. Alexander De Croo (Open VLD) 22%

12. Marie-Martine Schyns (CDH) 22%

13. Carlo Di Antonio (CDH) 21%

14. Jean-Claude Marcourt (PS) 21%

15. Theo Francken (N-VA) 20%

16. Denis Ducarme (MR) 19%

17. Marie-Christine Marghem (MR) 18%

18. Kris Peeters (CD&V) 18%

19. Raoul Hedebouw (PTB) 16%

20. Jean-Luc Crucke (MR) 16%

La suite du classement (30 personnalités testées)

Les résultats de la 21e à la 30e place : Daniel Bacquelaine (MR); Jan Jambon (N-VA); Zakia Khattabi (Ecolo); Céline Fremault (CDH); René Collin (CDH); Pierre-Yves Jeholet (MR); Alda Greoli (CDH); Valérie De Bue (MR); Pierre-Yves Dermagne (PS); Patrick Dupriez (Ecolo).


Les 5 principaux enseignements de notre baromètre politique


1) Un trio PS, comme à la grande époque

Un trio socialiste sur le podium des personnalités politiques préférées des Wallons. On se croirait revenu à la grande époque du PS lorsqu’il surdominait le paysage francophone. Une différence notable, cependant : l’ordre des élus. Le bourgmestre de Charleroi Paul Magnette devance son président de parti Elio Di Rupo. Un signe des temps… Mais “la” surprise, c’est la troisième place de Rudy Demotte, ministre-Président de la Communauté française (ou Fédération Wallonie-Bruxelles), pourtant très discret sur la scène médiatique. On notera aussi que chaque membre du trio gagne des points de popularité. Conjugué à la performance honorable du PS dans les intentions de vote, cela semble indiquer que les socialistes ont fini de manger leur pain noir.


2) 5e position pour Benoît Lutgen

Benoît Lutgen revient de loin... Sans doute a-t-on enterré un peu vite le CDH et son président de parti, moribonds dans les derniers sondages. Le Bastognard pointe à la cinquième place dans le classement des personnalités préférées et réalise une très belle progression de quatre points. Surtout, il repasse devant le président de Défi, Olivier Maingain. Tout un symbole dans la lutte pour le centre politique que vont se mener les deux formations lors des élections de 2018 et de 2019.


3) Jean-Marc Nollet, un vert solitaire

Coprésidents absents. Si Ecolo se comporte bien dans les intentions de vote, bien au-dessus de ses résultats électoraux de mai 2014, ses coprésidents sont nettement plus discrets. Zakia Khattabi et Patrick Dupriez pointent à des anecdotiques 23e et 30e places (sur trente personnalités politiques testées). Jean-Marc Nollet (8e), l’omniprésent chef du groupe Ecolo-Groen à la Chambre, est le seul vert à figurer dans le top 20 (même s’il perd trois points par rapport au précédent sondage). Pour Ecolo, cela reste une gageure de placer durablement ses représentants dans les personnalités les plus populaires.


4) +5 points pour Theo Francken

Theo Francken réalise la plus forte progression en Wallonie. Le très polémique secrétaire d’Etat n’est peut-être “que” 15e dans le classement, mais il vient surtout de gagner cinq points par rapport au précédent sondage.


5) Raoul Hedebouw en petite forme

On le voyait déjà devenir la personnalité politique favorite des Wallons. Raoul Hedebouw prend plutôt la direction inverse du classement. Le député fédéral et porte-parole du PTB descend à la 19e place (-2 points). C’est sans doute la conséquence d’une moindre présence, ces derniers temps, dans les médias francophones puisque le Liégeois a désormais la mission de booster son parti en Flandre où il est bien plus faible qu’en Wallonie.


Fiche technique

Ce sondage d’opinion sans caractère prédictif a été mené à la demande de La Libre / RTBF / De Standaard / VRT, sur un échantillon aléatoire de 1015 électeurs francophones résidant en Wallonie, 1003 électeurs néerlandophones résidant en Flandre, 750 électeurs bruxellois et accessibles via un téléphone fixe ou mobile. L’erreur statistique maximale est de 3,1 en Flandre et Wallonie, 3,6% à Bruxelles supérieure et inférieure au résultat obtenu pour les énoncés dans l’ensemble de l’échantillon. Les répondants ont été interrogés par téléphone du 26 février au 21 mars 2018. Le rapport technique complet peut être consulté sur www.febelmar.be.