Bart De Wever : "Je ne suis pas malade"

Rédaction en ligne et Belga Publié le - Mis à jour le

Politique belge

"Beaucoup de francophones ont toujours cru que j'étais malade", a lâché un Bart De Wever, sérieux, alors qu'il faisait face à un nouveau questionnement sur son apparence physique, sur le plateau de l'Indiscret, ce dimanche midi.

Le président de la N-VA s'était fait plus discret ces derniers temps. Mais son retour est pour le moins fracassant et son discours, lui, sinon davantage volontariste, inchangé. Bart De Wever est resté fidèle à sa vieille antienne et a à nouveau tapé sur le clou du confédéralisme. une addition de deux démocraties, dominées au sud par le PS, à gauche, et au nord, par la N-VA, à droite. "Cette addition, ça ne va plus", a-t-il asséné. "J'espère que les francophones seront prêts à discuter de cela et à préparer le pays pour ce grand moment de changement", avant même les élections fédérales de 2014, a-t-il souhaité. "C'est un "droit pour tous les citoyens", a renchérit le président des nationalistes flamands. "Si on veut la gestion du PS, que l'on paie pour cette gestion", a-t-il averti. Et de se montrer très clair: la N-VA est en totale opposition avec le PS.

Son parti caracole en effet dans les sondages, avec 40% d'intention de vote. Une première place qui permettrait à la N-VA de jouer les chefs d'orchestre ? "Le match sera fini", a asséné M. De Wever: les vainqueurs seront soit les partis flamands, minoritaires, qui ont soutenu le gouvernement Di Rupo, soit la N-VA. "Je suis très optimiste: ce sera la N-VA (...). A ce moment, on aura une vraie discussion sur le confédéralisme".

S'il se projette déjà en 2014, le président de la N-VA n'a toutefois pas voulu s'avancer sur l'ambition qu'on lui prête de devenir le nouveau ministre-président flamand. Il est candidat en tête de liste pour le scrutin communal du 14 octobre à Anvers et entend en devenir le bourgmestre. Les enquêtes d'opinion lui prédisent là aussi une large victoire qui serait, selon lui, un signal à l'égard de la "rue de la Loi" (à Bruxelles) après 90 ans de gestion socialiste de la métropole.

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