Politique belge

Afin de mener le basculement vers le confédéralisme, "ils peuvent sans problèmes me retirer de l'hôtel de ville", a affirmé vendredi soir le président de la N-VA Bart De Wever sur le plateau de l'émission Terzake sur la VRT. 

En attendant, le bourgmestre d'Anvers veut entamer le dialogue avec ses partenaires de coalition au fédéral pour tenter après les élections communales d'octobre de terminer la législature avec le résultat budgétaire promis. 

Bart De Wever répondait à la question de savoir si un membre de la N-VA pouvait un jour devenir Premier ministre. "Je ne peux rien exclure. Si nous sommes confrontés à une montée de la gauche en Wallonie, je pense que nous devrons le plus vite possible mener le basculement vers le confédéralisme. S'il est nécessaire que je prenne le leadership pour mener ce processus, ils peuvent sans problème me retirer temporairement de l'hôtel de ville pour ce faire", a-t-il répondu. "Mais cela n'est qu'une hypothèse et je ne veux rien anticiper. Je peux avoir une influence sur ce qui sortira des urnes en 2019 au nord, pas au sud."

Entretemps, Bart De Wever espère que les partenaires de la coalition travailleront dans les sept mois restants après les élections communales à clore la législature avec un budget à l'équilibre, comme cela avait été promis. Selon le président des nationalistes flamands, "on ne peut pas dire que le gouvernement a fait du mauvais travail économique", mais "je reste ouvert à la discussion pour clore ce dernier point difficile." Avec un déficit estimé à 0,7% du PIB et un effort de deux milliards d'euros, "il peut encore arriver quelque chose".

Bart De Wever a enfin taclé son rival CD&V Kris Peeters dans la Métropole anversoise. "Si un vice-premier ministre plante sa tente (dans votre jardin), cela ne va pas augmenter la confiance."