Politique belge

Benoît Lutgen, président du CDH, dit avoir mis en garde le PS avant de débrancher la prise des majorités régionales le 19 juin. La décision, réfléchie, avait été "testée et partagée" en interne. Pour la rentée de son parti, ce samedi, il veut ramener à 50 le nombre de députés bruxellois.

Un sur trois. Bilan mitigé. L’appel du 19 juin lancé par le président du CDH, Benoît Lutgen, visant à éjecter le PS dans l’opposition n’a abouti qu’en Wallonie où une majorité MR-CDH a vu le jour. En revanche, c’est le statu quo à Bruxelles et en Communauté française (ou Fédération Wallonie-Bruxelles) où PS et CDH restent associés.

Benoît Lutgen, la séquence politique que vous avez initiée le 19 juin est-elle terminée ?

Pas sur un point majeur : mettre fin aux pratiques qui ont cadencé la vie politique ces derniers mois. Par contre, le combat qui consistait à trouver une alternative aux majorités en place est différé puisque M. Maingain (président de Défi) a dit qu’il ne voulait rien faire sans le PS. Dont acte.

Vous parleriez de demi-défaite ou demi-victoire ?

C’est une occasion réussie en Wallonie et une opportunité différée à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Vous confirmez donc que le CDH reste avec le PS dans ces entités jusqu’aux prochaines élections, en 2019 ?

Il ne s’agit pas "rester" avec le PS. Notre volonté est de ne pas laisser le PS seul aux commandes.