Bisbrouilles autour du sigle du FN

S. Ta. Publié le - Mis à jour le

Politique belge Depuis le 15 mars dernier, les choses semblent claires. Et pourtant, l’utilisation par des partis d’extrême droite en Belgique du sigle FN est rigoureusement interdite par la justice, explique la Dernière Heure aujourd'hui.

En effet, sur la demande expresse de la présidente du Front national, Marine Le Pen, la cour d’appel de Liège a validé cette décision. La DGO des pouvoirs locaux de la Région wallonne l’a d’ailleurs rappelé le 14 septembre 2012 aux bureaux wallons de circonscription chargés de la validation des listes.

Le courrier de l’administration précise ceci : “Nous vous prions de bien vouloir considérer que le sigle FN ne pourra être utilisé comme sigle de liste électorale lors des prochains scrutins communaux et provinciaux d’octobre 2012. En conséquence, il conviendra de refuser le dépôt de toutes les listes FN ou assimilées susceptibles d’entretenir une confusion avec le sigle FN, tels FNB, FNW, etc.”

Si les choses paraissent claires pour la justice belge, il semble qu’il n’en soit rien pour la direction du FN français. En effet, le compagnon de la présidente, Louis Aliot, qui occupe la vice-présidence de la phalange à la flamme tricolore a cependant voulu faire une exception. Il a envoyé à Charles Petitjean, l’ancien député wallon sous la bannière FN qui n’a pas marqué les esprits pour son travail parlementaire, la missive suivante. “Marine Le Pen, présidente du Front national, m’a demandé de vous préciser que l’interdiction du sigle FN faite à certains partis politiques belges ne vise que le Front national belge et non votre Fédération des nationalistes wallons (NdlR : FNW) avec qui nous entretenons les meilleures relations. L’interdiction envoyée par mon conseil de ne plus utiliser le nom de FN ne vous concerne donc pas.”

On imagine qu’au domicile du couple Aliot-Le Pen, les assiettes et les noms d’oiseaux ont dû voler puisque la présidente s’est à son tour fendue d’une lettre contredisant celle de monsieur. “C’est à la suite d’une méconnaissance du droit belge que Louis Aliot a cru que cette interdiction ne pouvait pas s’appliquer à la Fédération des nationalistes wallons, alors que le droit belge ne reconnaît que les sigles, etc.”

En conclusion, nous saurons demain si la liste FNW déposée à Pont-à-Celles (Hainaut) dispose bien d’une existence légale. À suivre…

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