Politique belge

La présidente de la fédération bruxelloise du PS Laurette Onkelinx a menacé dimanche le partenaire cdH d'une majorité alternative au parlement régional en cas de blocage au gouvernement sur le dossier des allocations familiales.

Le dossier est actuellement bloqué alors que PS, DéFI et les partis flamands de la majorité sont partisans d'un système permettant à tous les enfants de basculer dans le nouveau régime dès l'entrée en vigueur de la réforme. Il est question d'un montant de base variant de 145 euros à 190 euros selon les situations, en fonction des suppléments sociaux. Le cdH est demandeur d'un système qui collerait le plus possible aux régimes des autres régions qui ne feront appliquer les effets de la réforme qu'aux enfants nés après cette période.

Les écologistes, qui ont une proposition qui se veut proche de celle défendue par la majorité des partenaires du gouvernement bruxellois, a fait offre de service pour une majorité alternative. La situation s'est tendue au début de l'année avant que la tension ne retombe.

Dimanche, à l'occasion des voeux de la fédération aux militants socialistes, Laurette Onkelinx n'a pas caché son impatience et son irritation à l'égard du partenaire cdH. "Je le dis clairement: s'il n'y a pas d'accord au gouvernement, il faudra que le travail se poursuive au parlement et qu'on vote, fut-ce avec une majorité alternative. Ce n'est pas mon choix, mais il y en marre!", a-t-elle lancé.


Le PS ambitionne d'accéder à la gestion d'une dizaine de communes à Bruxelles

La présidente de la fédération bruxelloise du parti socialiste Laurette Onkelinx a présenté les 19 têtes de liste qui se présenteront à l'électeur le 14 octobre prochain dans les communes de la Région-Capitale. 

Le PS est actuellement présent dans la gestion de 9 des 19 communes alors que 6 bourgmestres sont issus de ses rangs. "Je veux être claire, mon ambition n'est pas seulement de conforter ces chiffres mais d'accéder à un nombre à 2 chiffres", a dit Laurette Onkelinx. Au niveau des têtes de liste, on observe un renouveau dans plus de la moitié des communes. 

Parmi ces nouvelles têtes de liste, neuf n'ont jamais exercé de responsabilité dans un collège échevinal. Il s'agit de Catherine Moureaux à Molenbeek, Mathieu Degrez à Schaerbeek, Martin Casier à Watermael-Boitsfort, Yonnec Polet à Berchem, Cécile Vainsel à Woluwe-Saint-Pierre, Jean Leclercq à Woluwe-Saint-Lambert, Julien Casimir à Jette, Vanessa Rigodanzo à Auderghem et Bernard Hayette à Uccle. Deux autres exercent actuellement une telle responsabilité mais se présenteront pour la première fois come tête de liste. Il s'agit du bourgmestre de Bruxelles Philippe Close, fortement applaudi alors qu'il a succédé à Yvan Mayeur qui a dû démissionner après l'affaire du Samusocial qui a empoisonné le PS bruxellois en 2017, et de Bea Diallo, échevin à Ixelles.

Les autres têtes de liste sont l'actuel bourgmestre d'Anderlecht Eric Tomas, le ministre de la Fédération Rachid Madrane à Etterbeek, le ministre-président bruxellois et bourgmestre en titre d'Evere Rudi Vervoort, le bourgmestre de Forest Marc-Jean Ghyssels, le chef de groupe à la Chambre Ahmed Laaouej à Koekelberg et le député-bourgmestre de St-Josse Emir Kir. Enfin, le bourgmestre de St-Gilles et président du parlement bruxellois Charles Picqué ainsi que l'ex-bourgmestre de Ganshoren Michèle Carthé seront prochainement confirmés comme têtes de liste.

La fédération bruxelloise du PS s'était prononcée en faveur d'un décumul intégral des mandats exécutifs locaux et des fonctions de parlementaire, le parti limitant ce décumul aux villes de plus de 50.000 habitants. Le PS s'est engagé en faveur d'un décumul des rémunérations.