Politique belge Si la N-VA devait enregistrer cinq à six pour cent de voix francophones en plus de celles déjà enregistrées en 2014, elle deviendrait incontournable au sein d’un futur gouvernement bruxellois en 2019.

Dans ce cas de figure, que pourrait-il se passer ? “Ma réponse est de dire que cela va dépendre du résultat des élections au niveau fédéral , observe le politologue anversois Dave Sinardet. Si la coalition actuelle au niveau fédéral peut être reconduite, alors la N-VA va tenter de former un gouvernement bruxellois qui se rapproche le plus possible de ce type de coalition. Dans ce cas, elle ne devrait pas vouloir tenter de bloquer les institutions bruxelloises. Si, par contre, la majorité fédérale actuelle ne peut être reconduite, là, la N-VA pourrait invoquer sa position de force à Bruxelles, et ainsi exiger d’aborder la question du confédéralisme sous peine de bloquer les institutions bruxelloises.”

En d’autres termes, si les nationalistes flamands ne voient pas leur “suédoise” actuelle reconduite, ils pourraient utiliser leur position de force à Bruxelles – du moins s’ils s’avèrent incontournables – comme arme communautaire.

Enfin, on notera que le MR et la N-VA qui gouvernent actuellement ensemble à l’échelon fédéral deviendraient de facto des concurrents électoraux en terres bruxelloises… À ce jour, il n’existe en effet aucun gentlemen’s agreement entre les deux partis à ce sujet.


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