Politique belge

Les plaidoiries concernant le dossier de corruption présumée au sein du service d'appui aérien de la police fédérale se sont déroulées mardi devant la chambre du conseil de Bruxelles. Le parquet de Hal-Vilvorde souhaite renvoyer cinq personnes devant le tribunal correctionnel. La défense de plusieurs suspects, dont le commissaire Herman P., demande un non-lieu et a plaidé en outre l'irrecevabilité de la procédure. La chambre du conseil se prononcera le 8 mai. Les investigations sur l'affaire de corruption présumée et de conflits d'intérêts au sein du service d'appui aérien de la police fédérale ont démarré en 2010, à la suite d'une enquête interne et de plusieurs plaintes. En janvier 2011, les enquêteurs ont perquisitionné la base aérienne de Melsbroek ainsi que des adresses privées. Ils ont par ailleurs interrogé plusieurs membres du service.

Mardi, le parquet de Hal-Vilvorde a requis le renvoi de cinq suspects devant le tribunal correctionnel, notamment le commissaire Herman P., chef du service d'appui aérien en 2010. Ils auraient notamment utilisé les hélicoptères de la police à des fins privées et n'auraient pas respecté les procédures liées aux marchés publics. L'enquête concerne aussi l'achat onéreux d'un simulateur de vol de la police, jugé ensuite "inadapté".

Les avocats des différents suspects ont indiqué que leurs clients demandaient un non-lieu et que la procédure était irrecevable.