Politique belge

Deux hauts fonctionnaires du SPF Sécurité sociale, rejoints par leurs collègues d'autres ministères, se sont exprimés vendredi dans les colonnes du "Morgen" pour mettre en garde le monde politique contre les conséquences des affaires courantes, qu'ils qualifient par un jeu de mots de "slopende zaken" (affaires destructrices). "Nous craignons que le citoyen ne soit dépité dans quelques années quand il verra les fruits empoisonnés que cette période d'affaires courantes aura semés", a expliqué le président du SPF Sécurité sociale, Frank Van Massenhove.

Le fonctionnaire dirigeant épingle notamment les contrôles accrus auxquels sont soumis les administrations alors que ceux-ci sont déjà lourds en temps normal. Le système des douzièmes provisoires en vigueur actuellement, avant l'approbation d'un budget, impose de requérir l'assentiment du conseil des ministres pour toute dépense dépassant 31.000 euros. Qui plus est, les grands investissements qui devraient être consentis restent dans les tiroirs, regrette-t-il.

Pour remédier à la situation, le président du SPF Budget et Contrôle de la gestion, Fons Boon, rencontrera les ministre et secrétaire d'Etat dont il relève. "Après les vacances de Pâques nous examinerons dans quelle mesure nous pouvons exercer les affaires courantes d'une autre manière", a-t- indiqué. Selon lui, un accord sur le budget rend les contrôles renforcés superflus. Par ailleurs, les contrôles auxquels sont confrontés en général les administrations font l'objet de critiques de la part de M. Van Wassenhove, indépendamment des affaires courantes. "Des centaines d'heures sont perdues à cause du contrôle préalable des toutes les décisions possibles", déplore-t-il.