Politique belge

La sortie de Céline Fremault, samedi dans "L’Echo", laissait penser que l’appel du 19 juin de Benoît Lutgen n’avait finalement pas touché que la Wallonie. La ministre CDH du gouvernement bruxellois confirmait, pour ceux qui ne l’avaient pas compris, que son parti voulait éjecter le PS à Bruxelles, aussi. Laissant sans doute, pantois, un Rudi Vervoort, qui disait quasiment le contraire dans "Le Soir" du même jour.

Finalement, s’il y a un gouvernement qui ne semble pas vraiment se soucier de son avenir c’est encore celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui, la semaine dernière, continuait à engranger des accords.

L’attelage PS-CDH de la place Surlet de Chockier est-il imperméable à la crise politique qui secoue le monde politique francophone ? En fait non, même si la dramatisation des échanges n’a pas atteint celle du gouvernement wallon. Et c’est Alda Greoli (CDH), vice-Présidente du gouvernement, chargée de la culture, qui explique les choses : "Ce qui doit avancer en Fédération avance. Nous faisons, par exemple, en sorte que la rentrée scolaire de septembre 2017 se passe bien. La continuité des affaires de l’Etat fonctionne au sens noble du terme, mais nous bloquons ce que nous devons bloquer. Comme les dossiers qui ont été déposés par le PS en dernière minute, par exemple. Et, à titre personnel, je soutiens évidemment la décision de Benoît", explique-t-elle.